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  • « 31 jours pour t’aimer » de Sophie Jomain

    « 31 jours pour t’aimer » de Sophie Jomain

    ✍️ L’autrice : Sophie Jomain


    Née le 10 décembre 1975 à Villefranche-sur-Saône, Sophie Jomain n’était pas destinée à l’écriture. Diplômée d’une école de commerce, elle bifurque vers l’histoire de l’art puis l’archéologie, discipline à laquelle elle consacre plusieurs années de chantiers en France, spécialisée dans la Gaule romaine et celtique. C’est la naissance de sa fille, et le long congé qui s’ensuit, qui la conduit vers l’écriture.


    En 2010, elle publie à compte d’auteur Vertige, premier tome des Étoiles de Noss Head, une saga fantastique inspirée par les Highlands écossais. Le succès est au rendez-vous : dès 2011, elle signe chez Rebelle Éditions et la série, saluée comme une référence de la New Adult française, s’étend sur cinq tomes. Suivront Felicity Atcock (urban fantasy mêlant anges et vampires), puis des romances contemporaines de plus en plus tournées vers un lectorat jeune adulte et adulte.


    Ces dernières années, Sophie Jomain s’est fait une spécialité des romans à ouvrir jour après jour : après Un cœur pour Noël et Secret Santa (ses romances de l’Avent), elle transpose le concept à l’été avec 31 jours pour t’aimer, publié chez Auzou en 2025. Elle vit aujourd’hui dans les Hauts-de-France.

    📖 Résumé


    Imaginez : vous trouvez une lettre froissée sur une table de café, abandonnée par un inconnu. Vous y répondez alors qu’elle ne vous était pas destinée. Et pendant 31 jours, vous échangez avec cette personne que vous n’avez jamais vue.


    C’est ce qui arrive à Julie, en vacances avec sa famille au Cap d’Agde. Sous la plume de Summergirl, elle entame une correspondance avec BGdu34, un garçon dont elle ne sait rien, si ce n’est que ses lettres la font sourire. Entre confidences, taquineries et petits secrets glissés dans chaque enveloppe, l’été de Julie prend une tournure qu’elle n’avait pas prévue.


    Mais dans la vraie vie, à quelques mètres l’un de l’autre sans le savoir, Julie et son mystérieux correspondant vont-ils finir par se reconnaître ? Trente et une lettres, trente et une enveloppes à ouvrir une à une, pour un été qui pourrait bien tout changer.

    💜 Ma critique


    Je vais être honnête : ce livre, je l’ai acheté pour de très mauvaises raisons (enfin, disons plutôt superficielles). Un roman composé de 31 enveloppes à ouvrir au fil de l’été, une par jour ? L’idée m’a tellement plu que j’ai zappé le résumé, filé en caisse et foncé m’installer en terrasse pour l’entamer aussitôt. L’adage sur les livres qu’on ne juge pas à leur couverture, disons qu’il ne m’a pas franchement traversé l’esprit ce jour-là.


    Et j’ai vite déchanté. Le principe de cette correspondance entre deux inconnus est génial sur le papier, mais dès les premières lettres, j’ai buté sur le langage : trop jeune, trop léger pour moi. Il m’a fallu quelques pages pour comprendre l’évidence : j’avais entre les mains un roman pour ados ou jeunes adultes, à mon âge (oui, oui). De quoi bien rire de moi-même.


    J’ai quand même forcé un peu la lecture, parce que ce système d’enveloppes, je l’aimais vraiment. Il m’aura fallu quatre ou cinq d’entre elles avant de me laisser embarquer par Julie et son correspondant mystère. Et là, surprise : je me suis attachée à ces jeunes gens plus que prévu. C’est un peu une histoire de Noël mais au bord de la plage, un Noël version estivale quoi : on devine la fin dès les premières pages, mais on a envie d’y aller quand même, jusqu’au bout.


    Et franchement, c’est plutôt chouette. Un roman sans prise de tête, écrit avec de bonnes références en filigrane (ne t’étonne pas si mon prochain article de Ma Bibliothèque parle de Raison et Sentiments de Jane Austen, il y a un lien direct). Ce n’est pas le livre le plus abouti que j’ai lu cette année, le vocabulaire et la naïveté du récit rappellent constamment à qui il s’adresse en priorité, mais le concept des enveloppes fonctionne à merveille et transforme la lecture en vrai petit rituel. Un roman feel-good à dévorer sur un transat, au bord de l’eau. Carpe diem.

    Mon verdict ✦

    Un concept d’enveloppes irrésistible pour un roman clairement destiné à un lectorat plus jeune que moi. Passé le petit temps d’adaptation, on se laisse volontiers porter par cette correspondance d’été, douce et sans surprise, parfaite pour une lecture cocooning en terrasse.

    Ma note ✦

    ❤️❤️❤️🤍🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…


    Du même auteur :

    ➤ Un cœur pour Noël : Le premier roman de l’Avent de Sophie Jomain, à ouvrir chapitre après chapitre jusqu’au réveillon. Une histoire de guérison et de nouveaux départs, pleine de douceur.

    ➤ Secret Santa : Le deuxième roman de l’Avent, sur le même principe d’un chapitre par jour jusqu’à Noël. Même recette réconfortante, même plaisir de rituel quotidien.

    ➤ Les Étoiles de Noss Head : La saga fantastique qui a lancé la carrière de l’auteure, entre Highlands écossais et intrigue New Adult. Pour découvrir une facette plus mystérieuse de sa plume.


    Dans le même esprit :

    ➤ P.S: I Love You de Cecelia Ahern : Une correspondance qui bouleverse une vie, portée par des lettres pleines d’émotion et d’humour. Le pouvoir des mots écrits, en plus poignant.

    ➤ 84, Charing Cross Road d’Helene Hanff : Le grand classique de la correspondance entre deux inconnus qui apprennent à se connaître au fil des lettres, sans jamais se rencontrer. Bref, tendre et savoureux.

    ➤ La Chance de ta Vie d’Aurélie Valognes : Un feel-good à la française sur les coïncidences heureuses et les rencontres qui changent tout. Idéal pour prolonger l’ambiance estivale et légère.


  • « Meuf : Guide pour nos filles » de Marie Dubois

    « Meuf : Guide pour nos filles » de Marie Dubois

    ✍️ L’autrice : Marie Dubois

    Marie Dubois, née en 1982, est une autrice et dessinatrice française aux multiples casquettes. Monteuse de documentaires pour la télévision, autrice de livres jeunesse, elle est aussi une féministe convaincue et une passionnée de sciences. Un profil atypique, à la croisée du journalisme, du militantisme et de la narration graphique.


    C’est face à l’infertilité qu’elle découvre sa vocation d’autrice de BD documentaire : elle dévore la littérature scientifique, rencontre médecins, sociologues et psychologues, et publie en 2021 « Un bébé si je peux », une bande dessinée intime et documentée sur le parcours PMA. Puis vient « Libres de penser », autre incursion dans un sujet de société traité avec son style mêlant enquête et vécu personnel.


    « Meuf », paru en mars 2024 aux éditions Le Lombard, naît d’une question posée par sa propre fille, alors toute petite : « Maman, quand est-ce que je serai une femme ? » Une question qui a tout déclenché. Marie Dubois a alors mené une véritable enquête de terrain auprès d’adolescentes d’aujourd’hui, croisé leurs témoignages avec ses propres souvenirs et beaucoup de données, pour livrer ce guide illustré en 192 pages.

    📖 Résumé

    Mais au fait… ça veut dire quoi, être une femme ? C’est autour de cette question centrale que Marie Dubois construit « Meuf », un guide illustré destiné aux filles de 11 à 111 ans.

    Sous forme de roman graphique mêlant BD et documentaire, l’autrice aborde sans détour tout ce qui accompagne la vie des femmes : la puberté, les règles, le corps et ses transformations, les complexes, la sexualité, l’orientation amoureuse, le harcèlement de rue, le cyberharcèlement, les guerres entre filles, la sororité et le sexisme ordinaire.

    Le tout est construit comme une enquête journalistique aux allures de quête fantastique, avec Marie elle-même comme narratrice qui guide le lecteur à travers des chapitres lisibles dans n’importe quel ordre. Les hommes malfaisants y apparaissent sous forme de loups et de trolls, l’idéal de beauté féminine prend les traits d’une licorne inatteignable, et les couleurs (rose, bleu, jaune fluo) structurent visuellement les propos. Un parti pris graphique clair et direct, pensé pour parler aux ados sans jamais les infantiliser.

    💜 Ma critique

    Je vais être honnête avec toi : j’ai refermé ce livre avec un sentiment partagé. Et j’ai eu envie d’en parler justement parce que c’est compliqué, parce que ce n’est pas un avis simple à formuler.

    Sur la forme, Marie Dubois sait faire. Les illustrations sont fraîches, vivantes, souvent drôles. Le choix de structurer le livre comme une enquête est malin, ça évite l’effet catalogue ennuyeux qu’on redoute avec ce genre de guides. Et sur le fond, certains sujets sont traités avec une vraie finesse : la puberté, les questions sur le corps, la sexualité… L’intention est là, sincère et bienveillante.

    Mais voilà. J’attendais un guide qui dit aux filles « tu grandis, voilà comment et pourquoi, et c’est plutôt bien. » Ce que j’ai trouvé, c’est surtout un livre qui dit « le monde est dangereux, méfie-toi. » Le patriarcat, le harcèlement, le regard des hommes, les pièges des réseaux… tout y est, tout le temps, partout. Et à force, ça pèse.

    J’ai fait l’expérience de me mettre dans la peau d’une gamine de douze ans en train de lire ce livre. Et honnêtement ? Je serais ressortie de là avec une boule dans le ventre, convaincue que le monde entier m’en veut et qu’il vaut mieux rester chez soi. Ce n’est pas ce message-là qu’on a envie de transmettre à nos filles, je crois. On veut leur donner des outils, pas des raisons d’avoir peur.

    Ce livre aurait pu trouver un équilibre entre les deux : alerter sans angoisser, informer sans accabler. À vouloir trop nommer les dangers, il finit par les mettre au centre de tout. Et c’est là que, pour moi, il rate un peu sa cible.

    Reste que la démarche de Marie Dubois est sincère, son travail documentaire sérieux, et que certaines pages sont vraiment bien faites. Pour une lectrice adulte qui connaît déjà ces réalités et peut les mettre en perspective, c’est une lecture intéressante. Pour une ado en pleine construction, je le conseille avec un accompagnement à côté, pour ne pas laisser le livre parler seul.

    ✦ Mon verdict ✦

    Un guide illustré bien intentionné et documenté, qui aborde avec courage des sujets essentiels pour les filles d’aujourd’hui. Mais à force de mettre les dangers au premier plan, il risque d’angoisser plus qu’il n’émancipe. À lire, de préférence, avec quelqu’un à côté pour en parler.

    ✦ Ma note ✦

    ❤️❤️❤️🤍🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    Un bébé si je peux : Le récit intime et documenté du parcours PMA de Marie Dubois. Touchant, honnête, et remarquablement bien informé pour un sujet encore trop peu raconté.

    Libres de penser : Une autre incursion de Marie Dubois dans les grandes questions de société, toujours à travers son style mêlant enquête dessinée et regard personnel.

    Dans le même esprit :

    Culottées de Pénélope Bagieu : Des portraits de femmes qui ont fait leur propre chemin, racontés avec un humour mordant et des illustrations pleines de vie. Un indispensable féministe feel-good.

    Beauté fatale de Mona Chollet (version illustrée ou non) : Une analyse lucide et accessible des injonctions faites aux femmes sur leur apparence. Pour celles qui veulent aller plus loin dans la réflexion.

    Le Dico rebelle des filles de Gwenaëlle Boulet et Audrey Guiller : Un guide pensé pour les ados, plus équilibré dans son ton, qui mêle humour, infos pratiques et belles illustrations sans jamais verser dans l’anxiogène.

    Corps de femme de Liv Strömquist : Une BD suédoise incisive et drôle sur le corps féminin à travers l’histoire. Un regard féministe intelligent, qui fait réfléchir sans faire peur.


  • La librairie des livres interdits de Marc Levy

    La librairie des livres interdits de Marc Levy

    ✍️ L’auteur : Marc Levy

    Né le 16 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt, Marc Levy est l’un des auteurs français les plus atypiques de sa génération. Avant de toucher à l’écriture, il s’engage dès 18 ans à la Croix-Rouge française, où il passe six ans à divers postes de secouriste. Il étudie ensuite la gestion et l’informatique à l’université Paris-Dauphine, crée une société d’images de synthèse en France puis aux États-Unis, avant de diriger un cabinet d’architecture à Paris.


    C’est à 37 ans, pour raconter une histoire à son fils Louis, qu’il écrit son premier roman. Encouragé par sa sœur scénariste Lorraine, il envoie le manuscrit aux éditions Robert Laffont, qui l’acceptent aussitôt. « Et si c’était vrai… » devient un best-seller dès sa sortie en 2000, et sera adapté au cinéma par Steven Spielberg sous le titre Just like Heaven en 2005.


    Depuis, Marc Levy publie un roman par an. Traduits en 50 langues, ses 26 romans se sont vendus à plus de 50 millions d’exemplaires, faisant de lui l’auteur français le plus lu dans le monde. Humaniste engagé, il soutient la Croix-Rouge et Les Restos du Cœur, et siège au conseil d’administration de l’Institut Pasteur. On lui doit notamment « Le Voleur d’ombres », « La Dernière des Stanfield », « L’Horizon à l’envers » ou encore la série 9, centrée sur un groupe de hackers lancés contre les injustices du monde.

    📖 Résumé

    Dans un pays où la loi HB 1467 a officiellement interdit des milliers de livres jugés subversifs, Mitch exerce un métier dangereux : il est libraire. Passionné, discret, et profondément convaincu que les mots ne peuvent pas être des crimes, il est arrêté un matin pour avoir continué à distribuer des ouvrages bannis. Cinq années de prison plus tard, il n’a qu’un seul désir : retrouver sa liberté et sa librairie.

    À sa sortie, il découvre sa boutique abandonnée, poussiéreuse, figée dans le temps avec, dans la cave, une pièce secrète restée intacte.

    Mais le destin ne lui facilite pas les choses. Le jour même de sa libération, Mitch croise le procureur qui l’a fait condamner… et rencontre Anna, une jeune chef cuisinière aussi imprévisible que solaire. Entre l’envie brûlante de se venger et l’envie irrésistible d’aimer, il devra choisir ce qu’il veut vraiment défendre.

    Tous les héros ne portent pas de cape. Certains ont des livres.

    💜 Ma critique

    Dès les premières pages, j’ai été happée. Dévorée serait le mot juste : trois jours, pas un de plus, et le livre était refermé avec ce petit pincement au cœur que l’on ressent quand une bonne histoire nous quitte.

    Ce qui m’a frappée d’emblée, c’est la rage froide que ce livre a fait naître en moi. Cette loi HB 1467, réelle et pas fictive, qui interdit des milliers d’ouvrages en Floride, qui traque les mots comme on traque des criminels… Je me suis insurgée à chaque chapitre. Insurgée contre l’absurdité, contre la peur que certains ont des mots, contre cette façon de confondre protection et censure. Marc Levy touche quelque chose de viscéral chez tout lecteur : l’idée que l’on puisse nous voler nos livres.

    Et pourtant, c’est tout le talent de l’auteur, il traite ce sujet grave avec une légèreté désarmante. Pas de lourdeur, pas de leçon de morale assénée. Il survole le drame avec élégance, nous laissant ressentir l’indignation nous-mêmes, sans nous y forcer.

    Mitch est un héros comme on les aime : imparfait, habité, tiraillé entre ses cicatrices et ses envies de vivre. Anna apporte une lumière et une irrévérence qui font du bien. Et cette bibliothèque secrète dans la cave… c’est la plus belle des résistances.

    Le dénouement m’a surprise. Là où j’attendais la rébellion, Marc Levy choisit une autre voie. Jusqu’au dernier chapitre, je me suis insurgée, j’ai espéré, douté, et finalement compris. C’est la marque des bons romans : ils ne finissent pas là où on les attendait.

    Un livre qui donne envie d’aimer, de résister, et surtout de lire.

    Mon verdict ✦

    Un roman engagé et lumineux, qui se dévore en quelques jours et laisse une indignation salutaire. Marc Levy réussit le tour de force de traiter la censure avec légèreté sans jamais en trahir la gravité. Et cette fin inattendue… on s’y fait.

    Ma note ✦

    ❤️❤️❤️❤️❤️

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    ➤ Le Voleur d’ombres : Le roman le plus personnel de Marc Levy, plein de magie et de souvenirs d’enfance. Pour retrouver sa plume légère et émouvante à son meilleur.

    ➤ La Dernière des Stanfield : Un thriller familial haletant, porté par deux narrateurs, deux époques, deux vérités. Impossible à lâcher.

    ➤ L’Étrange Voyage de Monsieur Daldry : Une histoire douce et mélancolique entre Londres et Istanbul, autour d’un parfum et d’un secret. Dépaysant et attachant.

    Dans le même esprit :

    ➤ Fahrenheit 451 de Ray Bradbury : Le classique absolu sur la censure des livres. Une dystopie qui résonne avec une actualité troublante. À lire en miroir de La Librairie des livres interdits.

    ➤ La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald : Une libraire, une petite ville, des livres comme bouées de sauvetage. Même amour de la lecture, même chaleur humaine.

    ➤ Le Liseur de Bernhard Schlink : Un roman sur le pouvoir des mots, la culpabilité et le pardon. Pour les lectrices qui aiment que la littérature fasse mal, en bien.

    ➤ La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker : Un page-turner littéraire haletant, où l’écriture elle-même est au cœur de l’intrigue. Parfait pour enchaîner après Marc Levy.


    La Librairie des Livres Interdits de Marc Levy

  • Maudit Karma de David Safier

    Maudit Karma de David Safier

    ✍️ L’auteur : David Safier

    Né le 13 décembre 1966 à Brême, en Allemagne, David Safier est avant tout scénariste avant de devenir romancier. Après des études de journalisme, il se tourne vers l’écriture télévisuelle dès 1996 et signe notamment la série à succès Berlin, Berlin, qui lui vaut en 2003 le prestigieux Prix Adolf Grimme (l’équivalent allemand du César) dans la catégorie fiction et divertissement. La série remportera également un International Emmy Award pour la meilleure comédie en 2004.


    C’est en 2007 qu’il franchit le pas vers le roman avec Maudit Karma (Mieses Karma en allemand), qui devient un best-seller en quelques semaines à peine. Ce premier roman pose d’emblée sa signature littéraire : un humour décalé, des situations absurdes menées avec brio, et, sous la légèreté apparente, un vrai questionnement sur ce qui donne sens à nos vies.


    David Safier vit et travaille toujours à Brême. Ses romans, traduits dans de nombreuses langues, séduisent des millions de lecteurs à travers le monde. On lui doit également Jésus m’Aime, Sacrée Famille !, Le Fabuleux Destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché, la série policière Les Enquêtes de Miss Merkel, ou encore 28 Jours (son roman le plus sombre) couronné par le Prix Buxtehude en 2014.

    📖 Résumé

    Kim Lange est une animatrice télé adulée, belle, ambitieuse… et terriblement égoïste. Le soir où elle reçoit enfin le prix qu’elle convoitait depuis des années, elle meurt écrasée par un débris de station spatiale russe. Bilan karmique : catastrophique.

    Pour racheter tout ce mauvais karma accumulé au fil d’une vie passée à ne penser qu’à elle-même, Kim doit se réincarner… en fourmi. Pas question de retrouver sa vie de star, ses paillettes ou son mari avant d’avoir accompli un nombre colossal de bonnes actions.

    Commence alors une odyssée aussi hilarante que touchante. Entre les galères de la vie formique, les rencontres improbables (dont l’irrésistible Casanova) et les tentatives maladroites de Kim pour approcher sa fille dont elle était si peu présente, le roman oscille entre le rire franc et l’émotion sincère.

    Et si la plus grande leçon de sa vie, Kim devait l’apprendre à quatre pattes, dans la poussière ?

    💜 Ma critique

    Certains livres, on les relit. Pas parce qu’on a oublié ce qui s’y passe (au contraire) mais parce qu’ils nous font du bien, encore et encore. Maudit Karma est clairement de ceux-là.

    Lu en quelques jours seulement, et ce n’est même pas la première fois que je le lis. C’est te dire ! Ce roman, c’est un peu comme un bon plaid un jour de pluie : on sait exactement ce qu’on va y trouver, et c’est précisément pour ça qu’on y revient.

    Ce qui frappe d’abord, c’est la facilité de la lecture. Les pages se tournent toutes seules, portées par un rythme vif, un humour percutant et des dialogues qui font vraiment rire. Pas sourire poliment, non : rire. Les aventures de Kim et de Casanova en fourmi sont absolument irrésistibles. On les imagine, minuscules et déterminés dans un monde d’une échelle démesurée, et c’est à la fois absurde et parfaitement cohérent avec la logique interne du roman.

    David Safier a ce talent rare de faire passer des vérités universelles dans des situations complètement loufoques. Kim est au départ une femme qu’on ne peut pas vraiment apprécier et pourtant, on la suit, on l’accompagne, on finit par espérer pour elle. C’est ça, la magie de ce livre.

    La fin ? Disons qu’elle est… édulcorée. Un peu trop sage, peut-être, pour l’esprit frondeur du reste du roman. On aurait pu s’attendre à quelque chose de plus surprenant, de plus piquant. Mais finalement, ce choix de l’auteur n’enlève rien à la drôlerie de l’ensemble, il nous laisse juste repartir le cœur léger, ce qui n’est pas plus mal.

    Et puis, sous l’humour et les péripéties de fourmi, Maudit Karma glisse un message qui nous rattrape presque à notre insu : profitons de nos proches tant que c’est encore possible. Ne passons pas à côté de ce qui compte vraiment, de ceux qu’on aime, sous prétexte qu’on sera toujours là demain. Kim a mis sa mort (et quelques réincarnations) pour le comprendre. Nous, on a la chance de ne pas avoir à attendre aussi longtemps.

    Mon verdict ✦

    Un roman feel-good pétillant, drôle du début à la fin, que l’on dévore avec un plaisir coupable et que l’on n’hésite pas à relire. La fin aurait pu être plus audacieuse, mais le message reste : chérissons ceux qu’on aime, maintenant.

    Ma note ✦

    ❤️❤️❤️❤️🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    ➤ Toujours Maudit ! : La suite directe des aventures karmatiques, avec une nouvelle héroïne aussi peu exemplaire que Kim. Même énergie, même humour, même plaisir.

    ➤ Jésus m’Aime : Et si Jésus revenait sur Terre et tombait amoureux d’une mortelle ordinaire ? Une comédie douce-amère sur l’amour, la foi et la fin du monde (imminente).

    ➤ Le Fabuleux Destin d’une Vache qui ne voulait pas finir en Steak Haché : Une vache qui apprend que sa ferme va fermer et décide de fuir. Un roman feel-good avec des animaux, de l’amour et beaucoup de bonne humeur.

    ➤ Les Enquêtes de Miss Merkel : Angela Merkel, fraîchement retraitée dans un village paisible, se retrouve mêlée à une série de meurtres. Un cosy mystery savoureux avec l’humour décalé si caractéristique de Safier.

    Dans le même esprit :

    ➤ Un homme qui tombe à la renverse de Matt Haig : Un homme dépressif qui ne peut pas mourir et doit traverser le temps pour trouver un sens à sa vie. Drôle, émouvant, magique.

    ➤ La Vie est brève et le Désir sans fin de Patrick Lapeyre : Humour léger et situations cocasses autour des relations amoureuses et de leurs ratés.

    ➤ La Chance de ta Vie d’Aurélie Valognes : Un feel-good à la française sur les coïncidences heureuses et les rencontres qui changent tout. Parfait pour une lecture feel-good en terrasse.

    ➤ La Ronde des Animaux de Claudia Pineiro : Une autre façon originale et humoristique de revisiter nos vies à travers des regards inattendus.


  • Ouverture de ma Bibliothèque

    Ouverture de ma Bibliothèque

    Vous me l’avez demandé, la voici !

    Dès demain s’ouvre Ma Bibliothèque où j’essaierais de vous mettre un avis de lecture complet par mois.

    J’espère que ça vous plaira 😊

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