Ce que dit vraiment la loi (et comment rester tranquille)
Tu envoies un petit mail à tes clientes pour leur parler de ta prochaine collection ? Tu as lancé ta newsletter VDI et tu récoltes des adresses à chaque réunion ? Bonne nouvelle : rien ne t’interdit ça. Mauvaise nouvelle : il y a quelques règles à respecter, et beaucoup de VDI les découvrent… le jour où ça coince.
Alors on fait le point ensemble, sans jargon d’avocat, juste ce qu’il faut savoir pour dormir tranquille.
La règle d’or : le consentement
Avant d’envoyer un mail de prospection (une offre, une promo, ta newsletter…), la personne doit avoir donné son accord. Un accord « libre, spécifique et éclairé », comme dit joliment la loi.
Concrètement, ça veut dire une case à cocher… et surtout pas pré-cochée. La personne doit faire le geste elle-même.
À savoir : si une cliente accepte tes conditions générales de vente, ça ne vaut pas accord pour recevoir tes mails commerciaux. Ce sont deux choses différentes.
Deux obligations à ne jamais oublier
Même quand le consentement est bon, chaque mail commercial doit :
- préciser clairement qui tu es (ton nom, ta société, tes coordonnées),
- proposer un moyen simple et gratuit de se désabonner (un lien de désinscription en bas de mail fait très bien l’affaire).
Pas de piège, pas de case cachée : la sortie doit être aussi facile que l’entrée.
Les 3 exceptions où tu peux te passer du consentement
Tu n’as pas besoin de redemander l’accord si :
- la personne est déjà cliente et tu lui proposes des produits ou services similaires à ce qu’elle a déjà acheté chez toi,
- tu écris à une adresse professionnelle générique type contact@… ou info@…,
- ta prospection n’a rien de commercial (un message caritatif, par exemple).
En dehors de ces cas-là, pas de consentement, pas d’envoi. C’est aussi simple que ça.
Et pour tes fichiers de contacts ?
Si tu récoltes des adresses toi-même (formulaire sur ton site, feuille à une réunion…), il faut avoir clairement informé la personne que son adresse servira à de la prospection, et avoir son accord.
Si un jour tu achètes ou loues un fichier via un prestataire, vérifie contractuellement que les adresses ont été récoltées dans les règles. Sinon, c’est toi qui portes la responsabilité de l’envoi, même si tu n’as pas collecté l’adresse toi-même.
Et bien sûr, le RGPD s’applique : chaque personne garde le droit d’accéder à ses données, de les faire rectifier, de les récupérer ou de les faire supprimer.
Nouveau : les pixels de suivi dans le viseur de la CNIL
Un pixel de suivi, c’est cette petite image invisible glissée dans un mail qui permet de savoir s’il a été ouvert. Beaucoup d’outils d’emailing (MailerLite compris) l’utilisent par défaut pour tes statistiques d’ouverture.
La CNIL a publié en avril 2026 des recommandations claires : l’insertion de ces pixels nécessite, en général, le consentement préalable du destinataire. Ce consentement peut être demandé au même moment que l’inscription à ta newsletter.
Rien d’affolant, mais ça vaut le coup de vérifier les réglages de ta plateforme d’emailing et la formulation de ton formulaire d’inscription.
Et le démarchage par téléphone ?
Petite parenthèse utile si tu appelles aussi tes prospects : depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique est interdit dans tous les secteurs, sauf si la personne a donné son accord au préalable ou si l’appel concerne un contrat déjà en cours.
Ce qu’il faut retenir pour ton activité VDI
Pas besoin de devenir juriste. Trois réflexes suffisent :
- une case à cocher, jamais pré-cochée, à chaque collecte d’adresse,
- ton identité visible et un lien de désabonnement sur chaque mail,
- et un vrai tri entre tes clientes existantes (offres similaires OK) et tes nouveaux prospects (consentement obligatoire).
Source : economie.gouv.fr, mis à jour le 08/09/2026.
Tu as une question sur ta situation précise ? Réponds directement en commentaire, je me ferai un plaisir d’en discuter avec toi. Et si tu veux creuser tout ce qui touche au cadre légal du VDI, ça fait justement partie du Module 1 de la Chrysalia VDI Académie.

