Étiquette : Murmures égarés

  • Ça y est… Le souffle ralentit…

    Ça y est… Le souffle ralentit…

    Les cartables sont posés.

    Les crayons au repos.

    Mon Loulou peut enfin respirer, vivre à son rythme, s’étirer dans le silence des matins sans horaires.

    Et moi…

    Je lâche un peu la bride.

    Moins de boulot, plus de moments simples, posés, beaux.

    Des glaces qui fondent trop vite.

    Des rires entre deux pages de carnet.

    Des siestes volées, des ciels qui changent de couleur.

    Lâcher prise.

    Se poser.

    Se reposer.


    Toute l’année, c’est la course.

    Des « vite », des « faut », des « on est en retard ».

    Alors là, pendant deux mois, on se donne un peu de grâce.

    Un peu de lenteur.

    Un peu de nous.


    Est-ce que je vais arrêter de travailler ?

    Tu me connais, hein ? 😅

    Bien sûr que non !

    Mais ce sera un travail plus doux.

    Sans pression.

    Juste le plaisir de continuer à construire mon univers, à mon rythme, dans un cocon d’été.

    Tout est prêt pour la rentrée.

    Je peux me permettre de ralentir, un carnet à la main, mes enfants autour de moi, le cœur un peu plus léger.


    Et toi ?

    Qu’est-ce que tu vas t’offrir ces deux prochains mois ?

    Du calme ? Des projets ? Des aventures ? Un peu de tout ?

    Bisous de mwouah mes p’tits chats 🐱

  • Je suis retournée en CM2 à 44 ans.

    Je suis retournée en CM2 à 44 ans.

    Et franchement, c’était bien.

    Il y a des matins où tu te lèves avec un agenda banal.

    Et puis il y a les jeudis où le rectorat décide que les parents ont le droit de s’asseoir au fond de la classe de leur enfant pendant une heure trente pour observer.

    Moi, j’ai dit oui. Évidemment.


    13h30. Fond de classe. Rangée du fond.

    On était trois. Trois parents sur toute la classe. Je ne vais pas vous faire un discours là-dessus parce que ce n’est pas le sujet, mais quand même… trois. Bon bref.

    Donc nous voilà, trois adultes qui essayons de nous glisser discrètement dans la salle comme si on n’avait pas passé la matinée à faire des lessives et à répondre à des mails. On s’installe, on pose nos affaires à nos pieds, on croise les mains sur nos genoux et on attend sagement.

    Je vous jure que j’ai failli sortir un cahier. 😂

    Et là, j’ai rencontré la maîtresse.

    Enfin, rencontré au sens où on voit quelqu’un à l’oeuvre pour la première fois. Parce que bien sûr on se connaissait déjà de loin, des réunions de rentrée, des mots dans le carnet.

    Mais la voir travailler, c’est autre chose.

    Bienveillante. Affectueuse.

    Et pourtant respectée, vraiment respectée, sans avoir besoin de hausser le ton toutes les cinq minutes. Ce genre d’autorité naturelle que t’as ou que tu n’as pas, et qu’aucune formation ne peut vraiment t’apprendre. Ces gamins l’aimaient et ne la débordaient pas. Enfin, juste ce qu’il faut. Parce que des CM2 sages à 100% ça s’appellerait des clones et ce serait inquiétant.

    Et puis elle avait des idées. Oh, des idées…

    Edgar le chat. Génie absolu.

    Pour leur faire faire de l’orthographe, voilà ce qu’elle a fait.

    Elle a pris un extrait du livre qu’ils lisaient en classe en ce moment. Un bouquin avec un chat qui s’appelle Edgar, dont le talent principal dans la vie est de dormir et de manger ses croquettes. Elle l’a retapé en y glissant des fautes et elle est arrivée devant eux avec son air faussement catastrophé :


    « Oh non, les enfants, j’ai encore fait une boulette… »


    Deux oiseaux d’un coup : ils avaient lu l’histoire, ils connaissaient Edgar, ils étaient investis. Et là, hop, orthographe.

    La classe était divisée en quatre équipes. Objectif de la semaine : qui corrigera le plus de fautes ? C’est une compétition, un jeu ou de l’orthographe? Personne ne le sait encore trop.

    J’ai regardé les gamins se pencher sur leurs feuilles avec une concentration que je n’ai pas toujours moi-même sur mes propres dossiers. Et j’ai eu envie de participer. Vraiment. J’étais là à repérer des accords foireux dans ma tête comme une grande.

    Oh, et j’oublie le meilleur : pendant que les groupes travaillaient, nous les parents avions le droit d’aller nous asseoir avec eux. Mais interdiction formelle d’aider.

    Interdiction d’aider.

    Vous savez ce que c’est, rester là, sourire aux lèvres, à regarder un gamin hésiter sur un accord au participe passé en faisant semblant de ne pas voir la faute ? J’ai failli mordre ma main. 😅

    Maîtresse, elle en avait comme ça des dizaines, des activités. En français, en maths, partout. Un arsenal complet, construit année après année par quelqu’un qui aime vraiment ce qu’elle fait.

    Moi à l’école. Petit retour en 1982 et quelques...

    L’école que j’ai connue, c’était une autre époque.

    Pas meilleure, pas pire, juste… différente. Plus frontale. Plus silencieuse. Le tableau noir, la craie, la maîtresse qui dicte et toi qui transcris en espérant ne pas te planter.

    On apprenait quand même. Mais on jouait moins. Ou alors on jouait sans le savoir, et personne ne nous l’avait dit.

    Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est une façon d’apprendre qui donne envie. Qui rend les enfants acteurs. Qui utilise le rire comme outil pédagogique. Et ça, je ne suis pas sûre que ça existait dans ma classe de CM2 à moi.

    (Et je précise, parce que je vous connais : non, je ne suis pas en train de dire que l’Éducation Nationale en 2026 est parfaite. Très loin de là même d’après mon opinion personnelle. Mais aujourd’hui, dans cette salle, j’ai vu ce qu’elle peut être quand les bonnes personnes sont au bon endroit.)

    Et quelque part là, dans le fond de la classe…

    Il y a eu un moment, vers la fin de l’heure, où j’ai arrêté d’observer et j’ai juste… été là.

    Les voix des enfants qui débattaient à mi-voix sur une faute d’accord. Maîtresse qui parle avec passion d’une œuvre d’art. L’odeur un peu particulière des salles de classe, ce mélange de crayon et de cahier chaud. La lumière de l’après-midi qui tombait un peu de travers sur les tables.

    Et j’ai réalisé que quelque chose en moi reconnaissait tout ça. Pas de la nostalgie exactement. Plutôt une familiarité douce. Comme retrouver un livre qu’on avait oublié sur une étagère et se souvenir qu’on l’avait aimé.

    L’école me manque un peu, je crois.

    Là, j’ai dit un truc bizarre sur internet. Continuez à défiler, je vais bien. 😂

    En tout cas.

    Merci à cette Maîtresse que je ne nommerai pas par discrétion mais qui se reconnaîtra peut-être si elle lit ça un jour. 😘

    Merci au rectorat pour cette idée qui valait le déplacement.

    Et merci à mon fils, qui m’a regardée sortir de sa classe avec un sourire mi-fier mi-gêné, comme tous les CM2 du monde face à leur Maman dans un cercle où elles ne sont généralement pas.

    C’était une belle journée.

    Et si un jour on me redemande de retourner à l’école… je prends mon cartable sans la moindre hésitation.

    Sandrine, une écolière à jamais

  • Murmure du 1er Mai – Le Ballet des Clochettes

    Murmure du 1er Mai – Le Ballet des Clochettes

    Ce matin, 1er Mai, un parfum de renouveau s’est glissé entre les pages de mon carnet enchanté. Une plume de verre a pris vie, dessinant dans l’air une danse de lumière et de secrets.

    Les clochettes du muguet, en robe de perle, ont chuchoté des vœux oubliés… À chaque tintement, une promesse. À chaque pétale, un espoir. Et dans cette valse suspendue, une muse s’est levée, légère comme un souffle, portant les mots d’un monde à réinventer.

    Dans La Boîte à Secrets, aujourd’hui, on célèbre le doux miracle du printemps et les petits bonheurs cachés entre les lignes.

    Ouvre bien l’oreille, l’encre de l’âme n’a pas dit son dernier mot…

    Puisse ce 1er mai t’apporter chance, poésie et merveilles à cueillir du bout des doigts.

  • Je décide de créer à mon image – et j’aime ça ! 🥰

    Je décide de créer à mon image – et j’aime ça ! 🥰

    Ce nouveau projet que tu découvres depuis quelques mois, c’est comme si mon thème astral et mon univers se répondaient dans un jeu de miroirs poétique et millimétré. A mon image.

    Verseau (mon signe) : l’inspirée, la visionnaire, celle qui capte les secrets dans les étoiles, qui invente un monde à part avec des portes dérobées, des symboles cachés, des trésors à deviner.
    Vierge (mon ascendant) : l’architecte de l’invisible, celle qui classe les murmures, relie les indices, soigne chaque détail pour que tout s’enchaîne sans que l’on voie les coutures.

    Je ne crée pas juste un site ou une série de contenus… 

    Je bâtis un sanctuaire labyrinthique, pour nous les femmes. Vivant, doux et énigmatique, où chaque chose a sa place et chaque mot son écho.

    Je compte bien en faire de même avec ma vie entière.

    Et toi ?

    Tu décides de la créer comment ta vie ?

  • Clé mystérieuse

    Clé mystérieuse

    J’ai trouvé une autre clé.

    Je ne sais pas encore quelle porte elle ouvre.

    Mais je la garde sur moi, précieusement.

    Peut-être que tu as, toi aussi, une clé oubliée quelque part…


    Et si c’était ensemble qu’on trouvait la serrure ?

                    Sandrine


    Découvre ici tous mes Murmures


  • Transmission

    Transmission

    Parfois, tout commence par un petit objet.

    Un rien qui parle plus que mille mots.

    Aujourd’hui, je t’offre ce fragment d’univers.

    Il porte une histoire que je suis en train d’écrire,

    et peut-être un bout de la tienne.

      Sandrine, gardienne de la Boîte à Secrets

  • La couleur de 2026 : le blanc.

    La couleur de 2026 : le blanc.

    Entre renouveau et clarté

    As-tu remarqué comme certaines années semblent nous murmurer quelque chose ?

    Comme si l’univers choisissait une couleur pour guider nos pas, éclairer nos pensées, et nous inviter à nous recentrer 🌙.

    2026 a choisi le blanc, et ce n’est pas un hasard.


    ⚪ Le blanc, cette couleur de lumière, de pureté et de silence, est celle de la page vierge 🕊️.

    Elle nous offre le luxe rare de recommencer, d’épurer ce qui nous encombre, de respirer.

    Elle nous rappelle que dans le calme, dans la clarté, naissent les véritables transformations.


    ⚪ Spirituellement, le blanc est un guide discret mais puissant.

    Il ouvre un espace où nos intentions peuvent se déployer, où nos émotions se clarifient, où notre énergie se réaccorde avec notre essence 💫

    En 2026, il nous invite à trier, à laisser partir ce qui ne nous sert plus, et à accueillir ce qui nous élève.


    ⚪ Dans nos vies, le blanc peut sembler simple, presque timide, mais sa magie est subtile : il amplifie, il révèle, il illumine.

    Il transforme le quotidien en un terrain de jeu pour l’âme, un espace où le nouveau peut surgir avec légèreté et élégance.



    Alors, que tu choisisses d’intégrer un peu de blanc dans ton intérieur, dans tes créations, ou simplement dans ton esprit, laisse-le te rappeler ceci :

    Chaque instant est une chance de repartir à zéro.

    Laisse la lumière du blanc te guider, et observe la magie se glisser dans les recoins de ton année 🌟.

  • Apprenons à ralentir

    Apprenons à ralentir

    « La nature fait les choses sans se presser, et pourtant tout est accompli »

    Lao Tseu

    Qu’en est-il dans la vraie vie?

    Dans une société qui nous presse de tout finir au plus vite…

    Même avec un système de to-do list bien rodé, nous n’arrivons jamais vraiment à accomplir toutes ces tâches que nous nous sommes fixées,  essentielles comme accessoires.

    Une insatisfaction de chaque jour renouvelée, chronique et permanente, qui insinue en nous un stress latent qui ne cesse de s’accroître, les jours se suivants et se ressemblants inexorablement. 

    Et si nous tentions de faire comme les arbres?

    En laissant du temps au temps pour aller à l’essentiel ?

    On n’en serait pas moins efficace, au contraire!

    On gagnerait en qualité du travail effectué. 

    On gagnerait aussi en sérénité !

    Difficile à faire ?

    Est-ce difficile de prendre ne serait-ce que 5 minutes pour contempler un arbre, même en ville?

    Bien qu’immobile, cet arbre pousse, plié au gré du vent, crée de l’énergie par la photosynthèse, échange avec les autres arbres à la vitesse d’1cm par minute, répartit sa sève à une vitesse qui peut aller jusqu’à 100m à l’heure…

    Ça donne à réfléchir non ? 😉

  • A l’aube d’un livre plus léger.

    A l’aube d’un livre plus léger.

    Ce matin, la neige est venue se poser chez moi.
    Pas une couverture blanche… juste quelques flocons, délicats, perdus sur les feuilles encore vertes du jardin.

    Une neige timide.
    Une neige qui n’impose rien.

    Et pourtant, elle a déposé quelque chose d’autre que du froid :
    une paix discrète, presque ancienne.

    En la regardant scintiller sur le vert, j’ai repensé à ces Noëls blancs du début du siècle, ceux des romans de campagne où la nature avançait doucement, où le monde prenait le temps de se taire, où chaque maison semblait isolée comme une petite île de chaleur.

    Cette neige-là, trois flocons à peine, m’a donné le même sentiment :
    celui d’un passage.

    On dit que nous sommes en année 9, l’année qui clôt les cycles.
    Peut-être est-ce vrai.

    Ce matin, j’ai eu l’impression qu’une page lourde se fermait doucement…
    et qu’un livre plus léger attendait juste derrière.

    Et peut-être que toi aussi, en voyant ces quelques flocons posés sur le vert, tu sentiras cette invitation-là :
    celle d’ouvrir un espace calme, d’accueillir la simplicité,
    et de laisser ton propre hiver t’apporter de la paix. Sans bruit, sans effort, juste comme ça.

    Sandrine, Veilleuse des saisons anciennes

  • ✴️ Entre deux mondes

    ✴️ Entre deux mondes

    Réflexion de Toussaint – entre lumière, mémoire et mystère


    Il y a, dans les premiers jours de novembre, quelque chose de suspendu.
    L’air se fait plus dense, les ombres plus bavardes.
    Les vivants ralentissent, les morts s’approchent. Non pour effrayer, mais pour rappeler.


    La Toussaint, qu’on dit fête des saints, n’a jamais été qu’un écho de plus ancien encore :
    celui de Samhain, le passage entre les mondes.
    C’est ce moment de l’année où le voile s’amincit,
    où les frontières s’effacent,
    où les mémoires se réveillent.
    Et si l’on tend l’oreille,
    on peut presque entendre…
    le bruissement discret de ceux qui furent avant nous.


    Ce n’est pas un jour triste, ni une célébration macabre.
    C’est un souffle de reconnaissance :
    celui des racines, des lignées, des histoires tissées avant la nôtre.
    C’est le temps des bougies posées à la fenêtre,
    des pensées murmurées aux absents,
    des repas partagés avec un souvenir à table.


    La lumière d’une flamme ne chasse pas l’ombre, elle la révèle.
    Elle lui redonne sens, profondeur, présence.
    Et dans ce fragile éclat,
    nous comprenons que rien ne disparaît vraiment.
    Les âmes changent de forme,
    les liens demeurent.


    Alors en ce 1er novembre,
    rallumons nos bougies.
    Pour ceux qui veillent.
    Pour ceux qui nous ont transmis, aimés, initiés.
    Et pour nous-mêmes aussi car nous faisons déjà partie, à notre manière,
    de cette grande ronde d’âmes qui se souviennent.

    ✨ À ceux qui passent entre les mondes,
    et à ceux qui savent encore écouter le silence.

Recevoir les Notifications OK No thanks