Catégorie : Ecritoire

  • « 31 jours pour t’aimer » de Sophie Jomain

    « 31 jours pour t’aimer » de Sophie Jomain

    ✍️ L’autrice : Sophie Jomain


    Née le 10 décembre 1975 à Villefranche-sur-Saône, Sophie Jomain n’était pas destinée à l’écriture. Diplômée d’une école de commerce, elle bifurque vers l’histoire de l’art puis l’archéologie, discipline à laquelle elle consacre plusieurs années de chantiers en France, spécialisée dans la Gaule romaine et celtique. C’est la naissance de sa fille, et le long congé qui s’ensuit, qui la conduit vers l’écriture.


    En 2010, elle publie à compte d’auteur Vertige, premier tome des Étoiles de Noss Head, une saga fantastique inspirée par les Highlands écossais. Le succès est au rendez-vous : dès 2011, elle signe chez Rebelle Éditions et la série, saluée comme une référence de la New Adult française, s’étend sur cinq tomes. Suivront Felicity Atcock (urban fantasy mêlant anges et vampires), puis des romances contemporaines de plus en plus tournées vers un lectorat jeune adulte et adulte.


    Ces dernières années, Sophie Jomain s’est fait une spécialité des romans à ouvrir jour après jour : après Un cœur pour Noël et Secret Santa (ses romances de l’Avent), elle transpose le concept à l’été avec 31 jours pour t’aimer, publié chez Auzou en 2025. Elle vit aujourd’hui dans les Hauts-de-France.

    📖 Résumé


    Imaginez : vous trouvez une lettre froissée sur une table de café, abandonnée par un inconnu. Vous y répondez alors qu’elle ne vous était pas destinée. Et pendant 31 jours, vous échangez avec cette personne que vous n’avez jamais vue.


    C’est ce qui arrive à Julie, en vacances avec sa famille au Cap d’Agde. Sous la plume de Summergirl, elle entame une correspondance avec BGdu34, un garçon dont elle ne sait rien, si ce n’est que ses lettres la font sourire. Entre confidences, taquineries et petits secrets glissés dans chaque enveloppe, l’été de Julie prend une tournure qu’elle n’avait pas prévue.


    Mais dans la vraie vie, à quelques mètres l’un de l’autre sans le savoir, Julie et son mystérieux correspondant vont-ils finir par se reconnaître ? Trente et une lettres, trente et une enveloppes à ouvrir une à une, pour un été qui pourrait bien tout changer.

    💜 Ma critique


    Je vais être honnête : ce livre, je l’ai acheté pour de très mauvaises raisons (enfin, disons plutôt superficielles). Un roman composé de 31 enveloppes à ouvrir au fil de l’été, une par jour ? L’idée m’a tellement plu que j’ai zappé le résumé, filé en caisse et foncé m’installer en terrasse pour l’entamer aussitôt. L’adage sur les livres qu’on ne juge pas à leur couverture, disons qu’il ne m’a pas franchement traversé l’esprit ce jour-là.


    Et j’ai vite déchanté. Le principe de cette correspondance entre deux inconnus est génial sur le papier, mais dès les premières lettres, j’ai buté sur le langage : trop jeune, trop léger pour moi. Il m’a fallu quelques pages pour comprendre l’évidence : j’avais entre les mains un roman pour ados ou jeunes adultes, à mon âge (oui, oui). De quoi bien rire de moi-même.


    J’ai quand même forcé un peu la lecture, parce que ce système d’enveloppes, je l’aimais vraiment. Il m’aura fallu quatre ou cinq d’entre elles avant de me laisser embarquer par Julie et son correspondant mystère. Et là, surprise : je me suis attachée à ces jeunes gens plus que prévu. C’est un peu une histoire de Noël mais au bord de la plage, un Noël version estivale quoi : on devine la fin dès les premières pages, mais on a envie d’y aller quand même, jusqu’au bout.


    Et franchement, c’est plutôt chouette. Un roman sans prise de tête, écrit avec de bonnes références en filigrane (ne t’étonne pas si mon prochain article de Ma Bibliothèque parle de Raison et Sentiments de Jane Austen, il y a un lien direct). Ce n’est pas le livre le plus abouti que j’ai lu cette année, le vocabulaire et la naïveté du récit rappellent constamment à qui il s’adresse en priorité, mais le concept des enveloppes fonctionne à merveille et transforme la lecture en vrai petit rituel. Un roman feel-good à dévorer sur un transat, au bord de l’eau. Carpe diem.

    Mon verdict ✦

    Un concept d’enveloppes irrésistible pour un roman clairement destiné à un lectorat plus jeune que moi. Passé le petit temps d’adaptation, on se laisse volontiers porter par cette correspondance d’été, douce et sans surprise, parfaite pour une lecture cocooning en terrasse.

    Ma note ✦

    ❤️❤️❤️🤍🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…


    Du même auteur :

    ➤ Un cœur pour Noël : Le premier roman de l’Avent de Sophie Jomain, à ouvrir chapitre après chapitre jusqu’au réveillon. Une histoire de guérison et de nouveaux départs, pleine de douceur.

    ➤ Secret Santa : Le deuxième roman de l’Avent, sur le même principe d’un chapitre par jour jusqu’à Noël. Même recette réconfortante, même plaisir de rituel quotidien.

    ➤ Les Étoiles de Noss Head : La saga fantastique qui a lancé la carrière de l’auteure, entre Highlands écossais et intrigue New Adult. Pour découvrir une facette plus mystérieuse de sa plume.


    Dans le même esprit :

    ➤ P.S: I Love You de Cecelia Ahern : Une correspondance qui bouleverse une vie, portée par des lettres pleines d’émotion et d’humour. Le pouvoir des mots écrits, en plus poignant.

    ➤ 84, Charing Cross Road d’Helene Hanff : Le grand classique de la correspondance entre deux inconnus qui apprennent à se connaître au fil des lettres, sans jamais se rencontrer. Bref, tendre et savoureux.

    ➤ La Chance de ta Vie d’Aurélie Valognes : Un feel-good à la française sur les coïncidences heureuses et les rencontres qui changent tout. Idéal pour prolonger l’ambiance estivale et légère.


  • Ça y est… Le souffle ralentit…

    Ça y est… Le souffle ralentit…

    Les cartables sont posés.

    Les crayons au repos.

    Mon Loulou peut enfin respirer, vivre à son rythme, s’étirer dans le silence des matins sans horaires.

    Et moi…

    Je lâche un peu la bride.

    Moins de boulot, plus de moments simples, posés, beaux.

    Des glaces qui fondent trop vite.

    Des rires entre deux pages de carnet.

    Des siestes volées, des ciels qui changent de couleur.

    Lâcher prise.

    Se poser.

    Se reposer.


    Toute l’année, c’est la course.

    Des « vite », des « faut », des « on est en retard ».

    Alors là, pendant deux mois, on se donne un peu de grâce.

    Un peu de lenteur.

    Un peu de nous.


    Est-ce que je vais arrêter de travailler ?

    Tu me connais, hein ? 😅

    Bien sûr que non !

    Mais ce sera un travail plus doux.

    Sans pression.

    Juste le plaisir de continuer à construire mon univers, à mon rythme, dans un cocon d’été.

    Tout est prêt pour la rentrée.

    Je peux me permettre de ralentir, un carnet à la main, mes enfants autour de moi, le cœur un peu plus léger.


    Et toi ?

    Qu’est-ce que tu vas t’offrir ces deux prochains mois ?

    Du calme ? Des projets ? Des aventures ? Un peu de tout ?

    Bisous de mwouah mes p’tits chats 🐱

  • « Meuf : Guide pour nos filles » de Marie Dubois

    « Meuf : Guide pour nos filles » de Marie Dubois

    ✍️ L’autrice : Marie Dubois

    Marie Dubois, née en 1982, est une autrice et dessinatrice française aux multiples casquettes. Monteuse de documentaires pour la télévision, autrice de livres jeunesse, elle est aussi une féministe convaincue et une passionnée de sciences. Un profil atypique, à la croisée du journalisme, du militantisme et de la narration graphique.


    C’est face à l’infertilité qu’elle découvre sa vocation d’autrice de BD documentaire : elle dévore la littérature scientifique, rencontre médecins, sociologues et psychologues, et publie en 2021 « Un bébé si je peux », une bande dessinée intime et documentée sur le parcours PMA. Puis vient « Libres de penser », autre incursion dans un sujet de société traité avec son style mêlant enquête et vécu personnel.


    « Meuf », paru en mars 2024 aux éditions Le Lombard, naît d’une question posée par sa propre fille, alors toute petite : « Maman, quand est-ce que je serai une femme ? » Une question qui a tout déclenché. Marie Dubois a alors mené une véritable enquête de terrain auprès d’adolescentes d’aujourd’hui, croisé leurs témoignages avec ses propres souvenirs et beaucoup de données, pour livrer ce guide illustré en 192 pages.

    📖 Résumé

    Mais au fait… ça veut dire quoi, être une femme ? C’est autour de cette question centrale que Marie Dubois construit « Meuf », un guide illustré destiné aux filles de 11 à 111 ans.

    Sous forme de roman graphique mêlant BD et documentaire, l’autrice aborde sans détour tout ce qui accompagne la vie des femmes : la puberté, les règles, le corps et ses transformations, les complexes, la sexualité, l’orientation amoureuse, le harcèlement de rue, le cyberharcèlement, les guerres entre filles, la sororité et le sexisme ordinaire.

    Le tout est construit comme une enquête journalistique aux allures de quête fantastique, avec Marie elle-même comme narratrice qui guide le lecteur à travers des chapitres lisibles dans n’importe quel ordre. Les hommes malfaisants y apparaissent sous forme de loups et de trolls, l’idéal de beauté féminine prend les traits d’une licorne inatteignable, et les couleurs (rose, bleu, jaune fluo) structurent visuellement les propos. Un parti pris graphique clair et direct, pensé pour parler aux ados sans jamais les infantiliser.

    💜 Ma critique

    Je vais être honnête avec toi : j’ai refermé ce livre avec un sentiment partagé. Et j’ai eu envie d’en parler justement parce que c’est compliqué, parce que ce n’est pas un avis simple à formuler.

    Sur la forme, Marie Dubois sait faire. Les illustrations sont fraîches, vivantes, souvent drôles. Le choix de structurer le livre comme une enquête est malin, ça évite l’effet catalogue ennuyeux qu’on redoute avec ce genre de guides. Et sur le fond, certains sujets sont traités avec une vraie finesse : la puberté, les questions sur le corps, la sexualité… L’intention est là, sincère et bienveillante.

    Mais voilà. J’attendais un guide qui dit aux filles « tu grandis, voilà comment et pourquoi, et c’est plutôt bien. » Ce que j’ai trouvé, c’est surtout un livre qui dit « le monde est dangereux, méfie-toi. » Le patriarcat, le harcèlement, le regard des hommes, les pièges des réseaux… tout y est, tout le temps, partout. Et à force, ça pèse.

    J’ai fait l’expérience de me mettre dans la peau d’une gamine de douze ans en train de lire ce livre. Et honnêtement ? Je serais ressortie de là avec une boule dans le ventre, convaincue que le monde entier m’en veut et qu’il vaut mieux rester chez soi. Ce n’est pas ce message-là qu’on a envie de transmettre à nos filles, je crois. On veut leur donner des outils, pas des raisons d’avoir peur.

    Ce livre aurait pu trouver un équilibre entre les deux : alerter sans angoisser, informer sans accabler. À vouloir trop nommer les dangers, il finit par les mettre au centre de tout. Et c’est là que, pour moi, il rate un peu sa cible.

    Reste que la démarche de Marie Dubois est sincère, son travail documentaire sérieux, et que certaines pages sont vraiment bien faites. Pour une lectrice adulte qui connaît déjà ces réalités et peut les mettre en perspective, c’est une lecture intéressante. Pour une ado en pleine construction, je le conseille avec un accompagnement à côté, pour ne pas laisser le livre parler seul.

    ✦ Mon verdict ✦

    Un guide illustré bien intentionné et documenté, qui aborde avec courage des sujets essentiels pour les filles d’aujourd’hui. Mais à force de mettre les dangers au premier plan, il risque d’angoisser plus qu’il n’émancipe. À lire, de préférence, avec quelqu’un à côté pour en parler.

    ✦ Ma note ✦

    ❤️❤️❤️🤍🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    Un bébé si je peux : Le récit intime et documenté du parcours PMA de Marie Dubois. Touchant, honnête, et remarquablement bien informé pour un sujet encore trop peu raconté.

    Libres de penser : Une autre incursion de Marie Dubois dans les grandes questions de société, toujours à travers son style mêlant enquête dessinée et regard personnel.

    Dans le même esprit :

    Culottées de Pénélope Bagieu : Des portraits de femmes qui ont fait leur propre chemin, racontés avec un humour mordant et des illustrations pleines de vie. Un indispensable féministe feel-good.

    Beauté fatale de Mona Chollet (version illustrée ou non) : Une analyse lucide et accessible des injonctions faites aux femmes sur leur apparence. Pour celles qui veulent aller plus loin dans la réflexion.

    Le Dico rebelle des filles de Gwenaëlle Boulet et Audrey Guiller : Un guide pensé pour les ados, plus équilibré dans son ton, qui mêle humour, infos pratiques et belles illustrations sans jamais verser dans l’anxiogène.

    Corps de femme de Liv Strömquist : Une BD suédoise incisive et drôle sur le corps féminin à travers l’histoire. Un regard féministe intelligent, qui fait réfléchir sans faire peur.


  • Je suis retournée en CM2 à 44 ans.

    Je suis retournée en CM2 à 44 ans.

    Et franchement, c’était bien.

    Il y a des matins où tu te lèves avec un agenda banal.

    Et puis il y a les jeudis où le rectorat décide que les parents ont le droit de s’asseoir au fond de la classe de leur enfant pendant une heure trente pour observer.

    Moi, j’ai dit oui. Évidemment.


    13h30. Fond de classe. Rangée du fond.

    On était trois. Trois parents sur toute la classe. Je ne vais pas vous faire un discours là-dessus parce que ce n’est pas le sujet, mais quand même… trois. Bon bref.

    Donc nous voilà, trois adultes qui essayons de nous glisser discrètement dans la salle comme si on n’avait pas passé la matinée à faire des lessives et à répondre à des mails. On s’installe, on pose nos affaires à nos pieds, on croise les mains sur nos genoux et on attend sagement.

    Je vous jure que j’ai failli sortir un cahier. 😂

    Et là, j’ai rencontré la maîtresse.

    Enfin, rencontré au sens où on voit quelqu’un à l’oeuvre pour la première fois. Parce que bien sûr on se connaissait déjà de loin, des réunions de rentrée, des mots dans le carnet.

    Mais la voir travailler, c’est autre chose.

    Bienveillante. Affectueuse.

    Et pourtant respectée, vraiment respectée, sans avoir besoin de hausser le ton toutes les cinq minutes. Ce genre d’autorité naturelle que t’as ou que tu n’as pas, et qu’aucune formation ne peut vraiment t’apprendre. Ces gamins l’aimaient et ne la débordaient pas. Enfin, juste ce qu’il faut. Parce que des CM2 sages à 100% ça s’appellerait des clones et ce serait inquiétant.

    Et puis elle avait des idées. Oh, des idées…

    Edgar le chat. Génie absolu.

    Pour leur faire faire de l’orthographe, voilà ce qu’elle a fait.

    Elle a pris un extrait du livre qu’ils lisaient en classe en ce moment. Un bouquin avec un chat qui s’appelle Edgar, dont le talent principal dans la vie est de dormir et de manger ses croquettes. Elle l’a retapé en y glissant des fautes et elle est arrivée devant eux avec son air faussement catastrophé :


    « Oh non, les enfants, j’ai encore fait une boulette… »


    Deux oiseaux d’un coup : ils avaient lu l’histoire, ils connaissaient Edgar, ils étaient investis. Et là, hop, orthographe.

    La classe était divisée en quatre équipes. Objectif de la semaine : qui corrigera le plus de fautes ? C’est une compétition, un jeu ou de l’orthographe? Personne ne le sait encore trop.

    J’ai regardé les gamins se pencher sur leurs feuilles avec une concentration que je n’ai pas toujours moi-même sur mes propres dossiers. Et j’ai eu envie de participer. Vraiment. J’étais là à repérer des accords foireux dans ma tête comme une grande.

    Oh, et j’oublie le meilleur : pendant que les groupes travaillaient, nous les parents avions le droit d’aller nous asseoir avec eux. Mais interdiction formelle d’aider.

    Interdiction d’aider.

    Vous savez ce que c’est, rester là, sourire aux lèvres, à regarder un gamin hésiter sur un accord au participe passé en faisant semblant de ne pas voir la faute ? J’ai failli mordre ma main. 😅

    Maîtresse, elle en avait comme ça des dizaines, des activités. En français, en maths, partout. Un arsenal complet, construit année après année par quelqu’un qui aime vraiment ce qu’elle fait.

    Moi à l’école. Petit retour en 1982 et quelques...

    L’école que j’ai connue, c’était une autre époque.

    Pas meilleure, pas pire, juste… différente. Plus frontale. Plus silencieuse. Le tableau noir, la craie, la maîtresse qui dicte et toi qui transcris en espérant ne pas te planter.

    On apprenait quand même. Mais on jouait moins. Ou alors on jouait sans le savoir, et personne ne nous l’avait dit.

    Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est une façon d’apprendre qui donne envie. Qui rend les enfants acteurs. Qui utilise le rire comme outil pédagogique. Et ça, je ne suis pas sûre que ça existait dans ma classe de CM2 à moi.

    (Et je précise, parce que je vous connais : non, je ne suis pas en train de dire que l’Éducation Nationale en 2026 est parfaite. Très loin de là même d’après mon opinion personnelle. Mais aujourd’hui, dans cette salle, j’ai vu ce qu’elle peut être quand les bonnes personnes sont au bon endroit.)

    Et quelque part là, dans le fond de la classe…

    Il y a eu un moment, vers la fin de l’heure, où j’ai arrêté d’observer et j’ai juste… été là.

    Les voix des enfants qui débattaient à mi-voix sur une faute d’accord. Maîtresse qui parle avec passion d’une œuvre d’art. L’odeur un peu particulière des salles de classe, ce mélange de crayon et de cahier chaud. La lumière de l’après-midi qui tombait un peu de travers sur les tables.

    Et j’ai réalisé que quelque chose en moi reconnaissait tout ça. Pas de la nostalgie exactement. Plutôt une familiarité douce. Comme retrouver un livre qu’on avait oublié sur une étagère et se souvenir qu’on l’avait aimé.

    L’école me manque un peu, je crois.

    Là, j’ai dit un truc bizarre sur internet. Continuez à défiler, je vais bien. 😂

    En tout cas.

    Merci à cette Maîtresse que je ne nommerai pas par discrétion mais qui se reconnaîtra peut-être si elle lit ça un jour. 😘

    Merci au rectorat pour cette idée qui valait le déplacement.

    Et merci à mon fils, qui m’a regardée sortir de sa classe avec un sourire mi-fier mi-gêné, comme tous les CM2 du monde face à leur Maman dans un cercle où elles ne sont généralement pas.

    C’était une belle journée.

    Et si un jour on me redemande de retourner à l’école… je prends mon cartable sans la moindre hésitation.

    Sandrine, une écolière à jamais

  • La fleur

    La fleur

    – Oh ! la jolie fleur dans la vitrine !

    – Oui. C’est un petit pavot blanc.

    – Je ne vous parle pas des petits pavots, je vous montre la fleur d’en bas, tachetée de clair et de sombre, veloutée, avec deux gouttes de rosée qui brillent, et de grandes étamines blanches pointues… Tiens, je me trompais : ce n’est pas une fleur, c’est un chat.

    – Non, non, vous aviez raison, poète : c’est une fleur.

    Colette (1873-1954)

    Autres bêtes. Chats de Paris , 1904

  • La librairie des livres interdits de Marc Levy

    La librairie des livres interdits de Marc Levy

    ✍️ L’auteur : Marc Levy

    Né le 16 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt, Marc Levy est l’un des auteurs français les plus atypiques de sa génération. Avant de toucher à l’écriture, il s’engage dès 18 ans à la Croix-Rouge française, où il passe six ans à divers postes de secouriste. Il étudie ensuite la gestion et l’informatique à l’université Paris-Dauphine, crée une société d’images de synthèse en France puis aux États-Unis, avant de diriger un cabinet d’architecture à Paris.


    C’est à 37 ans, pour raconter une histoire à son fils Louis, qu’il écrit son premier roman. Encouragé par sa sœur scénariste Lorraine, il envoie le manuscrit aux éditions Robert Laffont, qui l’acceptent aussitôt. « Et si c’était vrai… » devient un best-seller dès sa sortie en 2000, et sera adapté au cinéma par Steven Spielberg sous le titre Just like Heaven en 2005.


    Depuis, Marc Levy publie un roman par an. Traduits en 50 langues, ses 26 romans se sont vendus à plus de 50 millions d’exemplaires, faisant de lui l’auteur français le plus lu dans le monde. Humaniste engagé, il soutient la Croix-Rouge et Les Restos du Cœur, et siège au conseil d’administration de l’Institut Pasteur. On lui doit notamment « Le Voleur d’ombres », « La Dernière des Stanfield », « L’Horizon à l’envers » ou encore la série 9, centrée sur un groupe de hackers lancés contre les injustices du monde.

    📖 Résumé

    Dans un pays où la loi HB 1467 a officiellement interdit des milliers de livres jugés subversifs, Mitch exerce un métier dangereux : il est libraire. Passionné, discret, et profondément convaincu que les mots ne peuvent pas être des crimes, il est arrêté un matin pour avoir continué à distribuer des ouvrages bannis. Cinq années de prison plus tard, il n’a qu’un seul désir : retrouver sa liberté et sa librairie.

    À sa sortie, il découvre sa boutique abandonnée, poussiéreuse, figée dans le temps avec, dans la cave, une pièce secrète restée intacte.

    Mais le destin ne lui facilite pas les choses. Le jour même de sa libération, Mitch croise le procureur qui l’a fait condamner… et rencontre Anna, une jeune chef cuisinière aussi imprévisible que solaire. Entre l’envie brûlante de se venger et l’envie irrésistible d’aimer, il devra choisir ce qu’il veut vraiment défendre.

    Tous les héros ne portent pas de cape. Certains ont des livres.

    💜 Ma critique

    Dès les premières pages, j’ai été happée. Dévorée serait le mot juste : trois jours, pas un de plus, et le livre était refermé avec ce petit pincement au cœur que l’on ressent quand une bonne histoire nous quitte.

    Ce qui m’a frappée d’emblée, c’est la rage froide que ce livre a fait naître en moi. Cette loi HB 1467, réelle et pas fictive, qui interdit des milliers d’ouvrages en Floride, qui traque les mots comme on traque des criminels… Je me suis insurgée à chaque chapitre. Insurgée contre l’absurdité, contre la peur que certains ont des mots, contre cette façon de confondre protection et censure. Marc Levy touche quelque chose de viscéral chez tout lecteur : l’idée que l’on puisse nous voler nos livres.

    Et pourtant, c’est tout le talent de l’auteur, il traite ce sujet grave avec une légèreté désarmante. Pas de lourdeur, pas de leçon de morale assénée. Il survole le drame avec élégance, nous laissant ressentir l’indignation nous-mêmes, sans nous y forcer.

    Mitch est un héros comme on les aime : imparfait, habité, tiraillé entre ses cicatrices et ses envies de vivre. Anna apporte une lumière et une irrévérence qui font du bien. Et cette bibliothèque secrète dans la cave… c’est la plus belle des résistances.

    Le dénouement m’a surprise. Là où j’attendais la rébellion, Marc Levy choisit une autre voie. Jusqu’au dernier chapitre, je me suis insurgée, j’ai espéré, douté, et finalement compris. C’est la marque des bons romans : ils ne finissent pas là où on les attendait.

    Un livre qui donne envie d’aimer, de résister, et surtout de lire.

    Mon verdict ✦

    Un roman engagé et lumineux, qui se dévore en quelques jours et laisse une indignation salutaire. Marc Levy réussit le tour de force de traiter la censure avec légèreté sans jamais en trahir la gravité. Et cette fin inattendue… on s’y fait.

    Ma note ✦

    ❤️❤️❤️❤️❤️

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    ➤ Le Voleur d’ombres : Le roman le plus personnel de Marc Levy, plein de magie et de souvenirs d’enfance. Pour retrouver sa plume légère et émouvante à son meilleur.

    ➤ La Dernière des Stanfield : Un thriller familial haletant, porté par deux narrateurs, deux époques, deux vérités. Impossible à lâcher.

    ➤ L’Étrange Voyage de Monsieur Daldry : Une histoire douce et mélancolique entre Londres et Istanbul, autour d’un parfum et d’un secret. Dépaysant et attachant.

    Dans le même esprit :

    ➤ Fahrenheit 451 de Ray Bradbury : Le classique absolu sur la censure des livres. Une dystopie qui résonne avec une actualité troublante. À lire en miroir de La Librairie des livres interdits.

    ➤ La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald : Une libraire, une petite ville, des livres comme bouées de sauvetage. Même amour de la lecture, même chaleur humaine.

    ➤ Le Liseur de Bernhard Schlink : Un roman sur le pouvoir des mots, la culpabilité et le pardon. Pour les lectrices qui aiment que la littérature fasse mal, en bien.

    ➤ La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker : Un page-turner littéraire haletant, où l’écriture elle-même est au cœur de l’intrigue. Parfait pour enchaîner après Marc Levy.


    La Librairie des Livres Interdits de Marc Levy

  • Citation

    Citation

    On ne possède pas un chat, on l’entretient.

    Howard Lovecraft

  • 🌿 Horoscope Introspectif de Juin 2026

    🌿 Horoscope Introspectif de Juin 2026

    Le mois du seuil – Entre ce que tu étais et ce que tu deviens


    Juin est un mois de bascule. Le solstice d’été arrive comme une invitation à faire une pause au sommet de la lumière, avant que les jours ne commencent doucement à raccourcir. C’est le moment idéal pour regarder en face ce que l’on porte, ce que l’on construit, et ce que l’on est enfin prêt à laisser derrière soi. Chaque signe reçoit ce mois-ci un message particulier : pas une prophétie, mais un miroir.


    ♈ Bélier – 21 mars au 19 avril

    Thème : L’urgence comme refuge

    Tu as cette tendance, Bélier, à courir. Vers un projet, une conquête, une nouvelle idée qui surgit et efface toutes les précédentes. Juin te demande de t’arrêter : pas par faiblesse, mais par lucidité. Demande-toi honnêtement : est-ce que j’avance, ou est-ce que je fuis ? Il y a une différence subtile mais essentielle entre l’élan et la fuite vers l’avant. Ce mois-ci, la vraie bravoure n’est pas dans l’action. Elle est dans la capacité à rester assis avec toi-même assez longtemps pour entendre ce que tu as à te dire.

    Ta question du mois : Qu’est-ce que je remettrais à ma place si je ralentissais vraiment ?


    ♉ Taureau – 20 avril au 20 mai

    Thème : Ce que tu appelles sécurité

    Tu es un bâtisseur, Taureau. Tu aimes ce qui dure, ce qui est solide, ce qui ne se dérobe pas sous tes pieds. Mais Juin te pose une question un peu inconfortable : est-ce que certaines de tes « sécurités » ne sont pas, en réalité, des cages confortables ? Les habitudes qui te rassurent, les relations que tu gardes par habitude plutôt que par joie, le train-train que tu défends parce qu’il est connu : tout cela mérite d’être regardé avec tendresse, mais aussi avec honnêteté. La vraie stabilité ne vient pas de ce qu’on contrôle. Elle vient de la confiance en soi-même face à l’inconnu.

    Ta question du mois : Est-ce que je reste par amour ou par peur de changer ?


    ♊ Gémeaux – 21 mai au 20 juin

    Thème : Choisir une voix parmi toutes les tiennes

    Joyeux mois, Gémeaux : c’est ton territoire, juin. Et pourtant, cette effervescence naturelle qui fait ta richesse peut aussi être ta source de dispersion. Tu penses vite, tu changes d’avis souvent, tu vois plusieurs vérités en même temps. C’est un don. Mais en ce moment, la vie t’invite à incarner une direction plutôt que d’en explorer dix simultanément. Ce n’est pas trahir ta complexité que de choisir. C’est lui donner une forme. Cette année, tes 30 ans, tes projets, tes relations : tout te demande un peu plus de profondeur que d’étendue.

    Ta question du mois : Parmi tout ce que je pense et ressens, quelle est la voix que j’ai le plus peur d’écouter ?


    ♋ Cancer – 21 juin au 22 juillet

    Thème : Prendre soin sans se perdre

    Tu es l’un des signes les plus profondément empathiques du zodiaque, Cancer. Tu ressens les émotions des autres avant même qu’ils les expriment. C’est une beauté rare et un épuisement constant, si tu n’y prends garde. Juin t’invite à réviser tes frontières émotionnelles. Non pas pour fermer ton cœur, mais pour ne plus confondre ce qui t’appartient et ce que tu portes pour les autres. Tu n’es pas responsable du bonheur de ceux que tu aimes. Les aider est un choix. L’absorber est une habitude. Apprends ce mois-ci à revenir à toi, même brièvement, chaque jour.

    Ta question du mois : Est-ce que je sais encore distinguer mes émotions de celles que j’ai recueillies en chemin ?


    ♌ Lion – 23 juillet au 22 août

    Thème : Briller pour soi, pas pour les regards

    Tu sais faire de ta vie quelque chose de visible, de généreux, de lumineux, Lion. Mais Juin te pousse dans un couloir plus intime : est-ce que tu te sens à la hauteur quand personne ne te regarde ? Est-ce que tu t’accordes la même admiration que tu attends des autres ? Ce mois-ci, le travail n’est pas sur scène, il est en coulisses. Explore ta relation à la validation extérieure. Ce n’est pas une honte d’en avoir besoin, c’est humain. Mais si elle devient la seule boussole de ta valeur, quelque chose se fragilise. Tu mérites ton propre regard bienveillant, indépendamment des applaudissements.

    Ta question du mois : Comment est-ce que je me parle quand je suis seule ?


    ♍ Vierge – 23 août au 22 septembre

    Thème : L’imperfection comme espace de vie

    Tu analyses, tu affines, tu améliores. Ton regard sur le monde est d’une précision redoutable, Vierge. Mais ce même regard, retourné sur toi-même, peut devenir un tribunal. Juin t’invite à explorer ta relation à l’imperfection; non pas pour te laisser aller, mais pour reconnaître que la perfection est souvent un idéal qui t’empêche de commencer, de partager, d’exister pleinement. Ce que tu considères comme un « travail inachevé » mérite peut-être d’être montré, offert, vécu. La vie ne t’attend pas que tu sois prête.

    Ta question du mois : À quoi est-ce que je renonce en attendant d’être parfaite ?


    ♎ Balance – 23 septembre au 22 octobre

    Thème : Le courage d’une position

    Tu es une diplomate née, Balance. Tu vois tous les angles, tu comprends toutes les parties, tu cherches l’harmonie avec une sincérité touchante. Mais parfois, cette quête d’équilibre t’empêche d’exprimer ce que tu penses vraiment, de peur de déplaire ou de rompre la paix. Juin te demande de pratiquer une forme de courage doux : celui de dire « je ne suis pas d’accord », « ce n’est pas ce que je veux », « voilà ce que je pense ». Avoir une position n’est pas une violence. C’est même, souvent, le plus grand respect que tu puisses offrir à une relation.

    Ta question du mois : Quelle vérité est-ce que je garde pour moi pour ne pas déranger ?


    ♏ Scorpion – 23 octobre au 21 novembre

    Thème : Ce qu’on garde dans l’ombre

    Tu connais l’ombre mieux que quiconque, Scorpion. Tu n’as pas peur de la profondeur, des silences lourds, des émotions que d’autres fuient. Mais Juin te pose une question subtile : est-ce qu’il y a des parts de toi que tu gardes dans l’ombre non pas par mystère, mais par honte ou par protection ? Cette capacité à plonger dans les abysses des autres, tu peux aussi l’utiliser pour toi. Qu’est-ce que tu ne t’es jamais autorisé à regarder en face ? Ce mois-ci, c’est une invitation à une forme d’auto-compassion radicale.

    Ta question du mois : Qu’est-ce que je refuse de me pardonner depuis trop longtemps ?


    ♐ Sagittaire – 22 novembre au 21 décembre

    Thème : La profondeur comme aventure

    Tu aimes les horizons larges, les philosophies qui embrassent l’univers entier, les départs qui sentent la liberté. Sagittaire, tu es curieux de tout sauf, parfois, de toi-même. Juin t’invite à retourner ta soif d’exploration vers l’intérieur. La psychologie humaine, tes propres contradictions, tes désirs profonds que tu noies parfois sous l’enthousiasme : tout cela est un territoire tout aussi vaste et tout aussi passionnant que n’importe quel pays étranger. Qu’est-ce que tu découvrirais si tu restais en place assez longtemps pour te trouver ?

    Ta question du mois : De quoi est-ce que je cherche à m’échapper quand je pars ?


    ♑ Capricorne – 22 décembre au 19 janvier

    Thème : La réussite au service de quoi ?

    Tu travailles, tu construis, tu atteins. Ta discipline est une force que beaucoup t’envient, Capricorne. Mais Juin t’invite à revisiter le socle de ton ambition. Pour qui ou pour quoi est-ce que tu grimpes ? Est-ce que l’arrivée t’apporte ce que tu espérais, ou est-ce que la prochaine marche se dessine aussitôt ? Ce mois-ci, accorde-toi le luxe de célébrer ce qui est déjà là. Le chemin parcouru mérite autant d’attention que le sommet à atteindre. Et parfois, se demander « est-ce que cette montagne est la mienne ? » est la question la plus courageuse qui soit.

    Ta question du mois : Est-ce que je vis pour construire ma vie ou pour prouver quelque chose à quelqu’un ?


    ♒ Verseau – 20 janvier au 18 février

    Thème : L’humanité commence à deux

    Tu penses à l’universel, au collectif, à l’avenir de l’humanité avec une sincérité qui force le respect, Verseau. Mais dans cet amour du grand tout, il t’arrive de passer à côté des liens plus proches, plus fragiles, plus intimes. Juin t’invite à réduire l’échelle : pas le monde entier, juste la personne en face de toi. L’ami qui attend ton appel, la relation qui a besoin de présence et pas d’idées. Ta sensibilité au genre humain est immense : est-ce qu’elle atterrit aussi dans tes relations quotidiennes ?

    Ta question du mois : Est-ce que les gens qui m’aiment se sentent vraiment vus par moi ?


    ♓ Poissons – 19 février au 20 mars

    Thème : Revenir à la rive

    Tu navigues entre les mondes, Poissons. L’imaginaire, le ressenti, le rêve : tu y es chez toi comme nulle autre part. Mais Juin t’invite à revenir à la rive de temps en temps. À ancrer tes intuitions profondes dans quelque chose de concret : un projet, une conversation directe, une décision que tu reportes depuis trop longtemps. Ta sensibilité est une boussole extraordinaire, mais une boussole ne sert que si on l’utilise pour avancer. Ce mois-ci, fais confiance à ce que tu ressens et agis en conséquence, même si l’action est petite.

    Ta question du mois : Quelle belle idée est-ce que je garde en moi sans jamais lui donner de corps ?


    ✨ Petite précision importante : je ne suis ni voyante, ni médium. Cet horoscope n’a pas vocation à lire ton avenir (personne ne le peut). Il est là uniquement pour t’inviter à te poser, à te questionner, à grandir un peu. Si une phrase t’a touchée, c’est parce qu’elle parlait à quelque chose qui était déjà en toi. C’est toi, le vrai oracle. 🌙

  • Ménagerie intime

    Ménagerie intime

    Conquérir l’amitié d’un chat est chose difficile. C’est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l’ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l’étourdie : il veut bien être votre ami, si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave.

    Dans sa tendresse, il garde son libre arbitre, et il ne fera pas pour vous ce qu’il juge déraisonnable; mais une fois qu’il s’est donné à vous, quelle confiance absolue, quelle fidélité d’affection!

    Théophile Gautier (1811-1872)

    Ménagerie intime, 1869

  • « Donner sa langue au chat »

    « Donner sa langue au chat »

    Saviez-vous qu’au XVIIème siècle, la bonne expression était « Jeter sa langue au chien » ?

    Pourquoi ? Parce que c’était à eux que l’on donnait les restes de peu de valeur.

    Avec le temps, cette expression s’est peu à peu transformée pour devenir « Donner sa langue au chat » au XIXème siècle grâce à Georges Sand, qui, sous sa plume, a changé le chat en gardien des secrets.

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