Auteur/autrice : Sandrine

  • Démarchage téléphonique opt-in : ce qui change pour toi

    Démarchage téléphonique opt-in : ce qui change pour toi

    Cette semaine, l’actu de la vente directe tourne beaucoup autour d’un même mot : consentement. Le nouveau régime de démarchage téléphonique opt-in entre en vigueur, une série de mesures protège les indépendantes touchées par les incendies de l’été, et la CNIL resserre les règles sur le suivi des emails. On démêle tout ça ensemble, sans jargon, pour que tu saches exactement quoi faire cette semaine.



    Démarchage téléphonique opt-in : ce qui change concrètement pour toi

    Si tu appelles des prospectes pour leur proposer un rendez-vous, une démonstration ou une vente, cette actu te concerne directement, pas seulement les grandes entreprises de télémarketing. À partir du 11 août 2026, le système Bloctel disparaît et laisse place à un régime d’opt-in : concrètement, tu ne peux plus appeler quelqu’un pour lui proposer un produit ou un service sans avoir obtenu, au préalable, son consentement explicite. Ce consentement doit être clair (une case à cocher non pré-cochée, ou un accord oral enregistré, par exemple), valable un an maximum, et tu dois pouvoir en garder la preuve pendant trois ans.

    La loi encadre aussi le moment où tu peux appeler : du lundi au vendredi, entre 10h et 13h puis entre 14h et 20h, jamais les jours fériés. Et tu ne peux pas relancer la même personne plus de quatre fois sur une période de trente jours. Les sanctions peuvent grimper jusqu’à 375 000 € par appel pour une entreprise, preuve que le sujet est pris très au sérieux.

    La DGCCRF a publié une fiche pratique posant ces grands principes. La FVD propose une FAQ plus opérationnelle (31 questions-réponses), réservée à ses adhérents.

    Ce que tu peux faire : avant d’appeler un prospect à partir du 11 août, assure-toi d’avoir son consentement écrit ou enregistré, note la date d’obtention, et cale tes appels dans les bons créneaux. Si ta société mandante est adhérente FVD, demande-lui si une procédure de consentement a déjà été mise en place.

    Source : FVD, DGCCRF (economie.gouv.fr)

    Facturation électronique : ça ne te concerne pas encore, mais autant le savoir

    Le 1er septembre 2026, dans moins d’un mois, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir des factures électroniques. Ça démarre par les grandes entreprises, puis s’étend aux PME et TPE en septembre 2027. Bonne nouvelle : tes ventes aux particuliers en tant que VDI restent hors champ. En revanche, si tu es inscrite au RCS ou au RSAC, garde cette échéance 2027 dans un coin de ta tête.

    Ce que tu peux faire : rien d’urgent cette semaine, mais note la date de 2027 si tu es travailleuse indépendante (TNS).

    Source : FVD, URSSAF

    Incendies de l’été : les aides pour les indépendantes touchées

    Les feux de forêt qui ont touché la Gironde, les Landes et le Var ces dernières semaines ont poussé le gouvernement à annoncer plusieurs mesures de soutien. Si tu es concernée, sache que le délai pour déclarer un sinistre à ton assureur est prolongé jusqu’au 31 août (au lieu de cinq jours habituellement), que les frais de relogement peuvent être remboursés, et que l’URSSAF propose un report des échéances de cotisations avec suppression automatique des majorations de retard. Le CPSTI prévoit en plus une aide financière d’urgence pour les travailleuses indépendantes en zone touchée.

    Ce que tu peux faire : si l’incendie t’a impactée, contacte ton URSSAF pour demander un report, et renseigne-toi sur l’aide d’urgence du CPSTI sans tarder.

    Source : FVD, economie.gouv.fr, URSSAF

    Tes emails de prospection : la CNIL encadre les pixels de suivi

    Tu utilises un outil d’emailing pour ta newsletter ou tes relances clientes ? La CNIL vient de publier un questions-réponses sur les pixels de suivi, ces petites images invisibles glissées dans un email qui permettent de savoir s’il a été ouvert. Le principe posé est simple : suivre l’ouverture d’un email nécessite, en général, le consentement préalable de la personne qui le reçoit, distinct de celui donné pour recevoir la newsletter elle-même.

    Ce que tu peux faire : vérifie les options de suivi d’ouverture activées sur ton outil d’emailing, et assure-toi que ton formulaire d’inscription distingue bien « je m’abonne à la newsletter » et « j’accepte le suivi de mes ouvertures ».

    Source : FVD, CNIL

    AliExpress épinglée : un argument de plus pour la vente directe made in France

    La Commission européenne a infligé une amende de 550 millions d’euros à AliExpress pour manquements au règlement européen sur les services numériques : produits dangereux ou contrefaits mal filtrés, modération insuffisante, algorithmes mettant en avant des produits non conformes. C’est la deuxième sanction du genre après Temu en mai. Pour toi, c’est un argument commercial concret : contrairement à ces plateformes, les produits que tu vends passent par des circuits contrôlés, avec une traçabilité que ces géants du low-cost peinent visiblement à respecter.

    Ce que tu peux faire : n’hésite pas à valoriser cet argument de confiance et de traçabilité auprès de tes clientes.

    Source : FVD

    Agenda : deux rendez-vous à noter dès maintenant

    Deux dates à cocher dans ton calendrier, même si elles sont encore loin. Le 3 mars 2027, la FVD organise à Paris une journée dédiée aux entreprises de la vente à domicile et de l’amélioration de l’habitat (avec le soutien du partenaire Arkéa), ouverte aux dirigeantes et directrices commerciales, adhérentes ou non (100 €, places limitées). Et les 9-10 juin 2027, direction Paris à nouveau pour le prochain Congrès de la Vente Directe.

    Ce que tu peux faire : si tu es dans le secteur de l’habitat, réserve la date du 3 mars 2027 dès maintenant.

    Source : FVD



    Une semaine chargée côté réglementation, mais rien d’insurmontable si tu avances étape par étape. Si tu veux qu’on aille plus loin ensemble sur ces sujets, rejoins les Membres Fondateurs de Chrysalia VDI Académie.

    Je rejoins les Membres Fondateurs

  • VDI ou auto-entrepreneur : le seuil qui change tout (et que personne ne t’explique)

    VDI ou auto-entrepreneur : le seuil qui change tout (et que personne ne t’explique)

    Une question revient souvent chez les VDI : « Suis-je auto-entrepreneuse, moi ? »

    La réponse est non, enfin… pas encore, en tout cas pas obligatoirement.

    Un récent bon à savoir publié sur le site de l’État vient justement remettre les pendules à l’heure sur passer de VDI à auto-entrepreneur, et l’angle mort qu’il ne couvre pas (le statut VDI lui-même) mérite qu’on s’y attarde ensemble.

    Micro-entrepreneur, auto-entrepreneur : un seul et même statut depuis 2016

    Premier point clarifié par Service Public : depuis la loi Pinel du 1er janvier 2016, il n’existe plus aucune différence entre « auto-entrepreneur » et « micro-entrepreneur ». C’est le même régime, harmonisé pour éviter la confusion.

    Le terme « auto-entrepreneur » reste dans le langage courant, mais administrativement, on parle uniquement de micro-entrepreneur, avec au menu :

    régime micro-social, régime micro-fiscal, versement libératoire selon les cas, formalités de création simplifiées, et franchise en base de TVA sous conditions.

    Jusque-là, rien de spécifique aux VDI.

    Mais voilà où ça devient intéressant pour toi.

    Le statut VDI n’est PAS le statut auto-entrepreneur

    Contrairement à ce qu’on pense souvent, être VDI ne fait pas automatiquement de toi une auto-entrepreneuse.

    Le statut VDI est un régime à part, pensé pour démarrer une activité de vente à domicile sans lourdeurs administratives : pas d’immatriculation au démarrage, pas de déclarations trimestrielles.

    Ton régime social est dit « assimilé-salarié » : c’est ta société mandante qui calcule et verse tes cotisations à l’URSSAF à ta place.

    C’est justement ce confort de départ qui a une limite dans le temps… et en euros.

    Le seuil qui déclenche le passage obligatoire

    Le statut VDI simplifié n’est pas éternel.

    Tu dois t’immatriculer au RCS (si tu es VDI acheteur-revendeuse) ou au RSAC (si tu es VDI mandataire) dès que ces deux conditions sont réunies en même temps :

    Tu dois t’immatriculer si :

    ✔️ Tu exerces ton activité VDI depuis 3 années civiles consécutives (même de manière intermittente)

    ✔️ ET que, pour chacune de ces 3 années, ta rémunération brute annuelle dépasse 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 24 030 € en 2026

    Si les deux cases sont cochées, l’inscription devient obligatoire à partir du 1er janvier suivant ces trois années.

    Tant que ce n’est pas le cas, tu restes tranquillement sous ton statut VDI initial, sans rien à changer.

    Concrètement, qu’est-ce que ça change pour toi ?

    Une fois immatriculée, tu changes de monde côté cotisations.

    Tu passes du régime général (assimilée-salariée, cotisations calculées et versées par ta société mandante) au régime des travailleurs non-salariés.

    C’est toi, désormais, qui déclares ton chiffre d’affaires et payes tes cotisations à l’URSSAF, comme n’importe quelle micro-entrepreneuse.

    C’est là que le « passage à l’AE » prend tout son sens : pour la majorité des VDI, c’est le régime micro-entrepreneur qui prend le relais à ce moment-là, avec ses propres seuils de franchise de TVA (37 500 € pour un contrat mandataire, 85 000 € pour un contrat acheteur-revendeur).

    Rien d’inquiétant là-dedans : ce cap correspond en général à une activité qui a bien décollé.

    C’est plutôt une bonne nouvelle déguisée en démarche administrative. Mais autant l’anticiper plutôt que de le découvrir en cours d’année.

    Un doute sur ta situation précise ? Ton expert-comptable ou l’URSSAF restent tes meilleurs interlocuteurs pour un calcul personnalisé selon ton contrat (mandataire ou acheteur-revendeur).

    Tu veux comprendre tous les statuts possibles pour une VDI avant même de te lancer, et éviter les mauvaises surprises côté cotisations ?

    C’est exactement ce qu’on démonte pas à pas dans la Chrysalia VDI Académie.

    Rejoins les Membres Fondateurs, c’est gratuit.

  • Rentrée scolaire : le grand jeu des aides

    Rentrée scolaire : le grand jeu des aides

    (et comment ne pas en louper une seule)

    Rentrée scolaire : le grand jeu des aides
    Chrysalia Fly · Budget & organisation

    Chaque année, c’est le même refrain : la rentrée approche, ta boîte mail se remplit de listes de fournitures interminables, et ton compte en banque fait une drôle de tête rien qu’à l’idée des baskets, du cartable et de la cantine qui reprend. Bonne nouvelle : tu n’es pas censée porter tout ça seule.

    Il existe plusieurs coups de pouce, certains automatiques, d’autres à réclamer. Je te fais le tri, sans jargon administratif, pour que tu saches exactement quoi cocher sur ta to-do list de rentrée.

    ARS La star du mois d’août

    L’allocation de rentrée scolaire, c’est un peu le petit bonus que la CAF (ou la MSA) glisse dans ton compte pile au bon moment.

    18
    Mardi 18 août 2026 Versement en métropole, Guadeloupe, Guyane et Martinique. À Mayotte et à La Réunion, l’ARS arrive dès le 4 août.

    Pour y avoir droit, ton enfant doit :

    • avoir entre 6 et 18 ans
    • être scolarisé (école, lycée ou apprentissage)
    • et vous devez résider en France de façon stable

    Il y a aussi un plafond de ressources (basé sur tes revenus 2024), qui varie selon le nombre d’enfants à charge : environ 29 000 € pour un enfant, 35 600 € pour deux, 42 300 € pour trois, avec un peu plus de marge à chaque enfant supplémentaire.

    Côté montant, ça grimpe avec l’âge :

    6 à 10 ans
    426,87 €
    11 à 14 ans
    450,41 €
    15 à 18 ans
    466,02 €
    Le bon réflexe

    Si tu es déjà allocataire et que ton enfant a entre 6 et 15 ans, tu n’as rien à faire, l’ARS arrive toute seule. En revanche, si ton petit dernier entre au CP avant ses 6 ans, ou si ton ado de 16-18 ans est encore scolarisé, il faudra envoyer un justificatif. Un petit mail ou un dépôt sur ton espace CAF, et l’affaire est réglée.

    Sport Le sport de vos enfants aussi peut être aidé

    Si tu prévois d’inscrire ton enfant en club cette année, jette un œil au pass Sport.

    L’an dernier, il offrait jusqu’à 70 € de réduction immédiate sur l’inscription, pour les 14-17 ans bénéficiaires de l’ARS, les jeunes en situation de handicap jusqu’à 30 ans, et certains étudiants boursiers. La campagne 2026-2027 doit bientôt être relancée : je te conseille de garder un œil sur le site officiel du dispositif avant de payer l’inscription plein tarif.

    Impôts Et si on parlait fiscalité (oui, même en plein mois d’août)

    Deux dispositifs méritent d’être notés quelque part dans ton petit carnet de rentrée, même si tu n’y penseras vraiment qu’au printemps prochain.

    La réduction d’impôt pour frais de scolarité, si ton enfant est au collège, au lycée ou dans le supérieur : 61 €, 153 € ou 183 € selon le niveau. Ce montant est divisé par deux en cas de résidence alternée.

    Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile, si tu fais appel à quelqu’un pour le soutien scolaire ou la garde après l’école : 50 % des dépenses engagées te sont remboursés, dans la limite de 12 000 € (15 000 € la première année où tu en bénéficies).

    Rien à faire maintenant, à part garder tes factures et justificatifs bien au chaud pour ta déclaration.

    Cantine La restauration scolaire aussi peut être allégée

    Si la cantine pèse lourd dans ton budget, sache qu’il existe des aides locales et nationales sur ce poste précis. Je te prépare un article dédié rien que sur ce sujet, parce qu’il mérite mieux qu’un simple paragraphe ici.


    Le petit rituel à instaurer

    Chaque rentrée, je te recommande le même réflexe tout simple : ouvre un dossier (papier ou numérique, peu importe) où tu regroupes tout ce qui concerne les aides de l’année. Notification ARS, justificatif de scolarité, factures de soutien scolaire, inscription sportive. Un seul endroit, et plus jamais cette sensation de courir après un document introuvable en pleine déclaration d’impôts.

    La rentrée coûte cher, c’est un fait. Mais tu as le droit de ne pas tout financer seule. Va chercher ce qui t’est dû, ça ne prend souvent que quelques minutes.

    Source des informations chiffrées : economie.gouv.fr

  • « 31 jours pour t’aimer » de Sophie Jomain

    « 31 jours pour t’aimer » de Sophie Jomain

    📖 Résumé

    Imaginez : vous trouvez une lettre froissée sur une table de café, abandonnée par un inconnu. Vous y répondez alors qu’elle ne vous était pas destinée. Et pendant 31 jours, vous échangez avec cette personne que vous n’avez jamais vue.

    C’est ce qui arrive à Julie, en vacances avec sa famille au Cap d’Agde. Sous la plume de Summergirl, elle entame une correspondance avec BGdu34, un garçon dont elle ne sait rien, si ce n’est que ses lettres la font sourire. Entre confidences, taquineries et petits secrets glissés dans chaque enveloppe, l’été de Julie prend une tournure qu’elle n’avait pas prévue.

    Mais dans la vraie vie, à quelques mètres l’un de l’autre sans le savoir, Julie et son mystérieux correspondant vont-ils finir par se reconnaître ? Trente et une lettres, trente et une enveloppes à ouvrir une à une, pour un été qui pourrait bien tout changer.

    💜 Ma critique

    Je vais être honnête : ce livre, je l’ai acheté pour de très mauvaises raisons (enfin, disons plutôt superficielles). Un roman composé de 31 enveloppes à ouvrir au fil de l’été, une par jour ? L’idée m’a tellement plu que j’ai zappé le résumé, filé en caisse et foncé m’installer en terrasse pour l’entamer aussitôt. L’adage sur les livres qu’on ne juge pas à leur couverture, disons qu’il ne m’a pas franchement traversé l’esprit ce jour-là.

    Et j’ai vite déchanté. Le principe de cette correspondance entre deux inconnus est génial sur le papier, mais dès les premières lettres, j’ai buté sur le langage : trop jeune, trop léger pour moi. Il m’a fallu quelques pages pour comprendre l’évidence : j’avais entre les mains un roman pour ados ou jeunes adultes, à mon âge (oui, oui). De quoi bien rire de moi-même.

    J’ai quand même forcé un peu la lecture, parce que ce système d’enveloppes, je l’aimais vraiment. Il m’aura fallu quatre ou cinq d’entre elles avant de me laisser embarquer par Julie et son correspondant mystère. Et là, surprise : je me suis attachée à ces jeunes gens plus que prévu. C’est un peu une histoire de Noël au bord de la plage, version estivale : on devine la fin dès les premières pages, mais on a envie d’y aller quand même, jusqu’au bout.

    Et franchement, c’est plutôt chouette. Un roman sans prise de tête, écrit avec de bonnes références en filigrane (ne t’étonne pas si mon prochain article de Ma Bibliothèque parle de Raison et Sentiments de Jane Austen, il y a un lien direct). Ce n’est pas le livre le plus abouti que j’ai lu cette année, le vocabulaire et la naïveté du récit rappellent constamment à qui il s’adresse en priorité, mais le concept des enveloppes fonctionne à merveille et transforme la lecture en vrai petit rituel. Un roman feel-good à dévorer sur un transat, au bord de l’eau. Carpe diem.

    ✦ Mon verdict ✦
    Un concept d’enveloppes irrésistible pour un roman clairement destiné à un lectorat plus jeune que moi. Passé le petit temps d’adaptation, on se laisse volontiers porter par cette correspondance d’été, douce et sans surprise, parfaite pour une lecture cocooning en terrasse.

    ✦ Ma note ✦
    ❤️❤️❤️❤️🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    ➤ Un cœur pour Noël : Le premier roman de l’Avent de Sophie Jomain, à ouvrir chapitre après chapitre jusqu’au réveillon. Une histoire de guérison et de nouveaux départs, pleine de douceur.

    ➤ Secret Santa : Le deuxième roman de l’Avent, sur le même principe d’un chapitre par jour jusqu’à Noël. Même recette réconfortante, même plaisir de rituel quotidien.

    ➤ Les Étoiles de Noss Head : La saga fantastique qui a lancé la carrière de l’auteure, entre Highlands écossais et intrigue New Adult. Pour découvrir une facette plus mystérieuse de sa plume.

    Dans le même esprit :

    ➤ P.S: I Love You de Cecelia Ahern : Une correspondance qui bouleverse une vie, portée par des lettres pleines d’émotion et d’humour. Le pouvoir des mots écrits, en plus poignant.

    ➤ 84, Charing Cross Road d’Helene Hanff : Le grand classique de la correspondance entre deux inconnus qui apprennent à se connaître au fil des lettres, sans jamais se rencontrer. Bref, tendre et savoureux.

    ➤ La Chance de ta Vie d’Aurélie Valognes : Un feel-good à la française sur les coïncidences heureuses et les rencontres qui changent tout. Idéal pour prolonger l’ambiance estivale et légère.

     

    ✍️ Découvre l’autrice

  • Démarchage téléphonique, aide carburant et actus VDI : ce qui change fin juillet 2026

    Démarchage téléphonique, aide carburant et actus VDI : ce qui change fin juillet 2026

    Cette semaine, deux échéances tombent presque en même temps : une qui va changer ta façon de prospecter, une autre qui peut mettre 100 € sur ton compte si tu te dépêches. On démêle tout ça, sans jargon.

    Démarchage téléphonique : le compte à rebours est lancé avant le 11 août

    Jusqu’ici, en France, un professionnel pouvait appeler un consommateur sauf si celui-ci s’y était opposé (via Bloctel, par exemple). C’est ce qu’on appelle l’opt-out : on part du principe que c’est oui, sauf refus exprimé. À partir du 11 août 2026, on bascule dans le sens inverse : l’opt-in. Concrètement, un professionnel ne pourra plus décrocher son téléphone pour démarcher quelqu’un sans avoir, au préalable, obtenu son accord explicite. La loi du 30 juin 2025 contre les fraudes pose ce principe, et un décret publié le 25 juillet 2026 en précise les modalités : comment recueillir ce consentement, combien de temps il reste valable, comment le conserver, comment la personne peut le retirer.

    Pour une VDI, l’enjeu est direct dès que ton activité inclut de la prospection téléphonique à froid : ce qui était une pratique courante devient, du jour au lendemain, encadré et risqué si tu ne t’adaptes pas. La FVD s’est mobilisée sur le sujet depuis plusieurs mois et publie cette semaine une FAQ pratique pour les entreprises adhérentes, en plus d’un décryptage déjà disponible sur son extranet.

    Ce qu’il faut retenir : si tu démarches par téléphone, vérifie dès maintenant comment tu recueilles le consentement de tes prospects, et rapproche-toi de ton réseau ou de ta société mère pour savoir comment elle s’adapte à ce nouveau cadre avant le 11 août.

    Source : FVD, « Fin du démarchage téléphonique », 27 juillet 2026 ; Décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 (Légifrance).

    Aide carburant « grands rouleurs » : dernier jour le 30 juillet

    Une aide de 100 € existe pour les travailleurs qui utilisent beaucoup leur voiture pour aller travailler, y compris quand ce travail, c’est ton activité de VDI. Elle concerne les véhicules thermiques ou hybrides non rechargeables, à condition de parcourir au moins 15 km par trajet domicile-travail (ou 8 000 km par an), et d’avoir eu, en 2024, un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 € par part. Les VDI et micro-entrepreneurs déclarant des revenus BIC ou BNC en 2024 peuvent y prétendre.

    Le point important : le guichet ferme le 30 juillet 2026, et pas le 31 comme une précédente communication avait pu le laisser penser. Il ne reste donc que très peu de temps.

    Ce qu’il faut retenir : si tu roules beaucoup pour ton activité et que tu penses être éligible, la demande se fait en quelques minutes sur ton espace particulier impots.gouv.fr, via le simulateur d’éligibilité. Le versement arrive une dizaine de jours après. Ne remets pas ça à demain, il n’y aura pas de demain sur ce coup-là.

    Source : impots.gouv.fr ; info.gouv.fr.

    La FVD lance une étude sur le poids économique du secteur

    La Fédération lance une grande étude géoéconomique pour mesurer précisément le poids économique de la vente directe, de la vente en réunion et du social selling : combien de vendeuses et vendeurs, quel profil, quels revenus, où en France. L’idée : avoir des chiffres solides pour défendre le secteur auprès des pouvoirs publics. Un tableau de collecte, strictement anonyme, est ouvert à toutes les entreprises, adhérentes ou non.

    Ce qu’il faut retenir : ce n’est pas toi individuellement qui remplis ce tableau, c’est ta société ou ton réseau. Si tu es en position d’en parler à ton siège, plus il y a de participation, plus le secteur pèse lourd dans les discussions avec l’État.

    Source : fvd.fr, 23 juillet 2026.

    Pompes à chaleur air/air : un dossier à suivre si tu vends de l’habitat

    Si ton activité touche le chauffage, la climatisation ou l’équipement de la maison, ce point te concerne. L’État travaille à remettre les pompes à chaleur air/air (la climatisation réversible) dans le champ des aides publiques, dont elles sont aujourd’hui exclues côté MaPrimeRénov’. Objectif affiché : structurer une production française et européenne, dans un contexte où un règlement européen impose désormais de tenir compte de l’origine de fabrication dans les aides à l’achat.

    Ce qu’il faut retenir : rien n’est encore publié, ce sont pour l’instant des pistes de travail. Mais si tu vends ce type de solution, garde un œil dessus : les critères d’éligibilité des produits que tu proposes à tes clients pourraient évoluer.

    Source : batiactu.com, 21 juillet 2026 ; DGE (entreprises.gouv.fr).

    Une journée FVD dédiée à la vente à domicile et à l’amélioration de l’habitat

    Le 3 mars 2027, la FVD organise à Paris une journée entièrement consacrée aux entreprises de la vente à domicile et de l’habitat (rénovation, entretien, équipement de la maison) : conférences, ateliers entre pairs, networking. Elle s’adresse aux dirigeants et directeurs commerciaux, adhérents ou non, pour 100 € par personne.

    Ce qu’il faut retenir : c’est loin, mais ça se bloque tôt dans un agenda. Si tu es concernée ou que tu connais des dirigeants du secteur habitat, inscriptions auprès de jade.letourneau@fvd.fr.

    Source : fvd.fr, 24 juillet 2026.

    Concours Général des Métiers : la vente mise à l’honneur

    Pour la dixième année, la FVD a participé à la remise des prix du Concours Général des Métiers, épreuve « Métiers du commerce et de la vente ». Cette année, les sujets de l’épreuve se sont appuyés sur le réseau ACEH, spécialisé dans l’habitat. Une belle vitrine pour le métier auprès des jeunes générations, dans un secteur qui recrute.

    Source : fvd.fr, 16 juillet 2026.

    Paiement par carte : un enjeu de sécurité discret mais réel

    CB (Cartes Bancaires) travaille sur la résilience des paiements, c’est-à-dire la capacité du système à continuer de fonctionner même en cas d’incident (panne, cyberattaque). Pour toi, dont l’encaissement passe largement par la carte, c’est une garantie de continuité au quotidien, même si tu n’as rien à faire de particulier.

    Source : cartes-bancaires.com.

    Agenda à retenir

    30 juillet : dernier jour pour l’aide carburant « grands rouleurs ».
    31 juillet : fin du tarif early bird pour le Congrès mondial WFDSA à Incheon (18-21 octobre 2026).
    12 août : interdiction des PFAS dans les emballages alimentaires (règlement européen PPWR).
    3 mars 2027 : journée FVD dédiée à la vente à domicile et à l’habitat, Paris.
    9-10 juin 2027 : Congrès de la Vente Directe 2027, Paris.




    Tu l’auras compris, cette semaine mêle échéances urgentes et sujets à mettre de côté pour plus tard. Si tu veux qu’on décrypte ce genre d’actu ensemble, semaine après semaine, sans jamais rater une échéance importante pour ton activité, c’est justement ce qu’on fait dans l’Académie.




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  • Rentrée VDI

    Rentrée VDI

    Comment reprendre son activité tout en gérant le nouveau rythme familial ?

    La rentrée est souvent synonyme de nouveau départ.

    Pour beaucoup de familles, septembre représente un véritable changement de rythme : retour à l’école, reprise des activités extrascolaires, nouveaux horaires, nouveaux rendez-vous…

    Et lorsque l’on est Maman entrepreneuse en Vente Directe, cette période demande une organisation encore plus réfléchie.

    Car il ne s’agit pas seulement de remettre les enfants dans leur routine.

    Il faut aussi retrouver ton propre rythme professionnel : reprendre contact avec tes clientes, organiser tes rendez-vous, planifier tes réunions VDI et relancer ton activité après la pause estivale.

    Alors comment réussir ta rentrée VDI sans se sentir débordée ?

    La solution n’est pas de remplir ton agenda à l’extrême.

    Elle consiste plutôt à construire une organisation adaptée à ta réalité.


    La rentrée : un nouveau rythme à apprivoiser pour les Mamans VDI

    Pendant l’été, les habitudes changent.

    Les horaires sont plus souples, les journées moins cadrées, l’activité professionnelle peut ralentir.

    Et c’est totalement normal.

    La période estivale peut être l’occasion de prendre du recul, de profiter de ta famille et parfois même de réfléchir à tes objectifs pour les prochains mois.

    Mais lorsque Septembre arrive, la réalité revient rapidement.

    Il faut jongler entre :

    • les horaires d’école ;
    • les activités sportives ou culturelles des enfants ;
    • les rendez-vous familiaux ;
    • la maison ;
    • et ton activité VDI.

    C’est souvent à ce moment-là que certaines entrepreneuses ressentent une pression supplémentaire.

    Elles ont l’impression de devoir « rattraper » leur retard.

    Pourtant, une reprise efficace ne se fait pas dans l’urgence.

    Elle se construit étape par étape.


    Organiser ton activité VDI en fonction de ta vraie vie

    L’une des erreurs fréquentes lorsque l’on travaille en Vente Directe est de vouloir trouver du temps « quand on en aura ».

    Mais entre les enfants, la maison et les imprévus du quotidien, ce temps apparaît rarement tout seul.

    Il faut donc apprendre à créer des espaces dédiés à ton activité.

    Cela ne signifie pas forcément travailler plusieurs heures par jour.

    Une activité VDI peut avancer grâce à des actions régulières :

    • répondre aux messages de tes clientes ;
    • préparer tes publications ;
    • prendre des nouvelles de ton réseau ;
    • programmer tes rendez-vous ;
    • suivre tes commandes.

    Quelques minutes chaque jour peuvent avoir un impact beaucoup plus important qu’une grosse session de travail occasionnelle.

    L’objectif est de retrouver une dynamique.


    Reprendre contact avec tes clientes après l’été

    La rentrée est une excellente période pour renouer avec ton réseau.

    Après les vacances, beaucoup de personnes reprennent leurs habitudes et sont davantage disponibles pour découvrir de nouveaux produits, participer à une réunion ou simplement échanger.

    Mais la relance client ne doit pas être vécue comme une démarche commerciale froide.

    La vente directe repose avant tout sur la relation humaine.

    Une cliente apprécie rarement de recevoir uniquement une proposition d’achat.

    En revanche, elle sera souvent heureuse de recevoir un message personnalisé, une attention ou une invitation adaptée à ses besoins.

    La rentrée peut donc devenir un moment privilégié pour reprendre des conversations mises en pause pendant l’été.


    Planifier tes réunions VDI sans subir ton agenda familial

    Les réunions sont un élément important dans une activité de Vente Directe.

    Mais pour une maman entrepreneuse, leur organisation peut parfois sembler compliquée.

    Entre les horaires des enfants et les contraintes familiales, il est essentiel d’anticiper.

    Une bonne pratique consiste à définir à l’avance :

    • les créneaux où tu es réellement disponible ;
    • les moments adaptés à tes clientes ;
    • le nombre de rendez-vous que tu peux gérer sans t’épuiser.

    Vouloir organiser trop de rencontres en peu de temps peut rapidement transformer ton activité en source de stress.

    Mieux vaut quelques rendez-vous bien préparés qu’un agenda rempli impossible à tenir.


    Ne pas attendre la rentrée parfaite pour recommencer

    Il existe un piège dans lequel beaucoup d’entrepreneuses tombent :

    attendre d’avoir une organisation parfaite avant de reprendre.

    Mais la réalité d’une Maman entrepreneuse est faite d’ajustements permanents.

    Il y aura toujours un imprévu.

    Un enfant malade.
    Un changement de planning.
    Une journée moins productive.

    La clé est donc de créer une organisation suffisamment flexible pour continuer à avancer malgré les aléas.

    Ton activité n’a pas besoin d’une Maman parfaite.

    Elle a besoin d’une entrepreneuse régulière.


    Une rentrée VDI réussie commence par de petites actions

    Pour reprendre ton activité progressivement, tu peux commencer simplement :

    • remettre à jour ton fichier clientes ;
    • contacter quelques personnes chaque semaine ;
    • préparer tes prochaines publications ;
    • proposer tes premières dates de rendez-vous ;
    • réserver du temps pour ton activité.

    Ces petites habitudes permettent de retrouver confiance et motivation.

    La réussite en Vente Directe ne vient pas uniquement des grands moments.

    Elle se construit dans toutes ces petites actions répétées qui créent une relation durable avec ton réseau.


    Si tu es Maman et que tu développes une activité en Vente Directe, cette période de rentrée peut être un vrai défi organisationnel.


    La rentrée n’est pas seulement une période de reprise.

    C’est aussi une opportunité de repartir sur de nouvelles bases, avec une organisation plus adaptée et une activité VDI qui trouve enfin sa place dans ton quotidien.

    Et toi ? Tu la gère comment ta rentrée ?


    Et pour recevoir toujours plus de conseils sur ton activité de VDI, rejoins les Membres Fondateurs de la Chrysalia VDI Académie : c’et gratuit et pleins d’avantages 😉

  • 📦INFORMATION IMPORTANTE – LIVRAISONS SHOP2SHOP ☀️

    📦INFORMATION IMPORTANTE – LIVRAISONS SHOP2SHOP ☀️


    En temps normal, les colis Shop2Shop sont généralement livrés sous 24 à 48 heures.

    Cependant, pendant la période estivale, les délais peuvent être beaucoup plus longs.
    Les équipes habituelles, qui assurent toute l’année un travail de qualité, ont elles aussi bien sûr droit à leurs congés. Durant l’été, les transporteurs rencontrent davantage de difficultés à recruter et à former suffisamment de personnel pour assurer les remplacements, ce qui peut ralentir le tri, l’acheminement et la mise à disposition des colis.


    Shop2Shop annonce donc, par précaution, un délai pouvant aller jusqu’à 15 jours.


    De son côté, M.Distribution prépare et expédie les commandes dans les temps. Une fois le colis remis au transporteur, nous ne pouvons malheureusement pas accélérer son acheminement. Merci donc d’éviter de multiplier les relances tant que le délai annoncé n’est pas dépassé.


    ⚠️ Votre commande est urgente ?


    Nous vous conseillons de choisir la livraison Chrono 18, plus rapide et plus sûre pour les envois pressés.


    Merci pour votre patience, votre compréhension et votre confiance. 💛

  • Ça y est… Le souffle ralentit…

    Ça y est… Le souffle ralentit…

    Les cartables sont posés.

    Les crayons au repos.

    Mon Loulou peut enfin respirer, vivre à son rythme, s’étirer dans le silence des matins sans horaires.

    Et moi…

    Je lâche un peu la bride.

    Moins de boulot, plus de moments simples, posés, beaux.

    Des glaces qui fondent trop vite.

    Des rires entre deux pages de carnet.

    Des siestes volées, des ciels qui changent de couleur.

    Lâcher prise.

    Se poser.

    Se reposer.


    Toute l’année, c’est la course.

    Des « vite », des « faut », des « on est en retard ».

    Alors là, pendant deux mois, on se donne un peu de grâce.

    Un peu de lenteur.

    Un peu de nous.


    Est-ce que je vais arrêter de travailler ?

    Tu me connais, hein ? 😅

    Bien sûr que non !

    Mais ce sera un travail plus doux.

    Sans pression.

    Juste le plaisir de continuer à construire mon univers, à mon rythme, dans un cocon d’été.

    Tout est prêt pour la rentrée.

    Je peux me permettre de ralentir, un carnet à la main, mes enfants autour de moi, le cœur un peu plus léger.


    Et toi ?

    Qu’est-ce que tu vas t’offrir ces deux prochains mois ?

    Du calme ? Des projets ? Des aventures ? Un peu de tout ?

    Bisous de mwouah mes p’tits chats 🐱

  • « Meuf : Guide pour nos filles » de Marie Dubois

    « Meuf : Guide pour nos filles » de Marie Dubois

    📖 Résumé

    Mais au fait… ça veut dire quoi, être une femme ? C’est autour de cette question centrale que Marie Dubois construit « Meuf », un guide illustré destiné aux filles de 11 à 111 ans.

    Sous forme de roman graphique mêlant BD et documentaire, l’autrice aborde sans détour tout ce qui accompagne la vie des femmes : la puberté, les règles, le corps et ses transformations, les complexes, la sexualité, l’orientation amoureuse, le harcèlement de rue, le cyberharcèlement, les guerres entre filles, la sororité et le sexisme ordinaire.

    Le tout est construit comme une enquête journalistique aux allures de quête fantastique, avec Marie elle-même comme narratrice qui guide le lecteur à travers des chapitres lisibles dans n’importe quel ordre. Les hommes malfaisants y apparaissent sous forme de loups et de trolls, l’idéal de beauté féminine prend les traits d’une licorne inatteignable, et les couleurs (rose, bleu, jaune fluo) structurent visuellement les propos. Un parti pris graphique clair et direct, pensé pour parler aux ados sans jamais les infantiliser.

    💜 Ma critique

    Je vais être honnête avec toi : j’ai refermé ce livre avec un sentiment partagé. Et j’ai eu envie d’en parler justement parce que c’est compliqué, parce que ce n’est pas un avis simple à formuler.

    Sur la forme, Marie Dubois sait faire. Les illustrations sont fraîches, vivantes, souvent drôles. Le choix de structurer le livre comme une enquête est malin, ça évite l’effet catalogue ennuyeux qu’on redoute avec ce genre de guides. Et sur le fond, certains sujets sont traités avec une vraie finesse : la puberté, les questions sur le corps, la sexualité… L’intention est là, sincère et bienveillante.

    Mais voilà. J’attendais un guide qui dit aux filles « tu grandis, voilà comment et pourquoi, et c’est plutôt bien. » Ce que j’ai trouvé, c’est surtout un livre qui dit « le monde est dangereux, méfie-toi. » Le patriarcat, le harcèlement, le regard des hommes, les pièges des réseaux… tout y est, tout le temps, partout. Et à force, ça pèse.

    J’ai fait l’expérience de me mettre dans la peau d’une gamine de douze ans en train de lire ce livre. Et honnêtement ? Je serais ressortie de là avec une boule dans le ventre, convaincue que le monde entier m’en veut et qu’il vaut mieux rester chez soi. Ce n’est pas ce message-là qu’on a envie de transmettre à nos filles, je crois. On veut leur donner des outils, pas des raisons d’avoir peur.

    Ce livre aurait pu trouver un équilibre entre les deux : alerter sans angoisser, informer sans accabler. À vouloir trop nommer les dangers, il finit par les mettre au centre de tout. Et c’est là que, pour moi, il rate un peu sa cible.

    Reste que la démarche de Marie Dubois est sincère, son travail documentaire sérieux, et que certaines pages sont vraiment bien faites. Pour une lectrice adulte qui connaît déjà ces réalités et peut les mettre en perspective, c’est une lecture intéressante. Pour une ado en pleine construction, je le conseille avec un accompagnement à côté, pour ne pas laisser le livre parler seul.

    ✦ Mon verdict ✦

    Un guide illustré bien intentionné et documenté, qui aborde avec courage des sujets essentiels pour les filles d’aujourd’hui. Mais à force de mettre les dangers au premier plan, il risque d’angoisser plus qu’il n’émancipe. À lire, de préférence, avec quelqu’un à côté pour en parler.

    ✦ Ma note ✦

    ❤️❤️❤️🤍🤍

    📚 Si tu as aimé, tu aimeras aussi…

    Du même auteur :

    Un bébé si je peux : Le récit intime et documenté du parcours PMA de Marie Dubois. Touchant, honnête, et remarquablement bien informé pour un sujet encore trop peu raconté.

    Libres de penser : Une autre incursion de Marie Dubois dans les grandes questions de société, toujours à travers son style mêlant enquête dessinée et regard personnel.

    Dans le même esprit :

    Culottées de Pénélope Bagieu : Des portraits de femmes qui ont fait leur propre chemin, racontés avec un humour mordant et des illustrations pleines de vie. Un indispensable féministe feel-good.

    Beauté fatale de Mona Chollet (version illustrée ou non) : Une analyse lucide et accessible des injonctions faites aux femmes sur leur apparence. Pour celles qui veulent aller plus loin dans la réflexion.

    Le Dico rebelle des filles de Gwenaëlle Boulet et Audrey Guiller : Un guide pensé pour les ados, plus équilibré dans son ton, qui mêle humour, infos pratiques et belles illustrations sans jamais verser dans l’anxiogène.

    Corps de femme de Liv Strömquist : Une BD suédoise incisive et drôle sur le corps féminin à travers l’histoire. Un regard féministe intelligent, qui fait réfléchir sans faire peur.

    ✍️ Découvre l’autrice


  • Je suis retournée en CM2 à 44 ans.

    Je suis retournée en CM2 à 44 ans.

    Et franchement, c’était bien.

    Il y a des matins où tu te lèves avec un agenda banal.

    Et puis il y a les jeudis où le rectorat décide que les parents ont le droit de s’asseoir au fond de la classe de leur enfant pendant une heure trente pour observer.

    Moi, j’ai dit oui. Évidemment.


    13h30. Fond de classe. Rangée du fond.

    On était trois. Trois parents sur toute la classe. Je ne vais pas vous faire un discours là-dessus parce que ce n’est pas le sujet, mais quand même… trois. Bon bref.

    Donc nous voilà, trois adultes qui essayons de nous glisser discrètement dans la salle comme si on n’avait pas passé la matinée à faire des lessives et à répondre à des mails. On s’installe, on pose nos affaires à nos pieds, on croise les mains sur nos genoux et on attend sagement.

    Je vous jure que j’ai failli sortir un cahier. 😂

    Et là, j’ai rencontré la maîtresse.

    Enfin, rencontré au sens où on voit quelqu’un à l’oeuvre pour la première fois. Parce que bien sûr on se connaissait déjà de loin, des réunions de rentrée, des mots dans le carnet.

    Mais la voir travailler, c’est autre chose.

    Bienveillante. Affectueuse.

    Et pourtant respectée, vraiment respectée, sans avoir besoin de hausser le ton toutes les cinq minutes. Ce genre d’autorité naturelle que t’as ou que tu n’as pas, et qu’aucune formation ne peut vraiment t’apprendre. Ces gamins l’aimaient et ne la débordaient pas. Enfin, juste ce qu’il faut. Parce que des CM2 sages à 100% ça s’appellerait des clones et ce serait inquiétant.

    Et puis elle avait des idées. Oh, des idées…

    Edgar le chat. Génie absolu.

    Pour leur faire faire de l’orthographe, voilà ce qu’elle a fait.

    Elle a pris un extrait du livre qu’ils lisaient en classe en ce moment. Un bouquin avec un chat qui s’appelle Edgar, dont le talent principal dans la vie est de dormir et de manger ses croquettes. Elle l’a retapé en y glissant des fautes et elle est arrivée devant eux avec son air faussement catastrophé :


    « Oh non, les enfants, j’ai encore fait une boulette… »


    Deux oiseaux d’un coup : ils avaient lu l’histoire, ils connaissaient Edgar, ils étaient investis. Et là, hop, orthographe.

    La classe était divisée en quatre équipes. Objectif de la semaine : qui corrigera le plus de fautes ? C’est une compétition, un jeu ou de l’orthographe? Personne ne le sait encore trop.

    J’ai regardé les gamins se pencher sur leurs feuilles avec une concentration que je n’ai pas toujours moi-même sur mes propres dossiers. Et j’ai eu envie de participer. Vraiment. J’étais là à repérer des accords foireux dans ma tête comme une grande.

    Oh, et j’oublie le meilleur : pendant que les groupes travaillaient, nous les parents avions le droit d’aller nous asseoir avec eux. Mais interdiction formelle d’aider.

    Interdiction d’aider.

    Vous savez ce que c’est, rester là, sourire aux lèvres, à regarder un gamin hésiter sur un accord au participe passé en faisant semblant de ne pas voir la faute ? J’ai failli mordre ma main. 😅

    Maîtresse, elle en avait comme ça des dizaines, des activités. En français, en maths, partout. Un arsenal complet, construit année après année par quelqu’un qui aime vraiment ce qu’elle fait.

    Moi à l’école. Petit retour en 1982 et quelques...

    L’école que j’ai connue, c’était une autre époque.

    Pas meilleure, pas pire, juste… différente. Plus frontale. Plus silencieuse. Le tableau noir, la craie, la maîtresse qui dicte et toi qui transcris en espérant ne pas te planter.

    On apprenait quand même. Mais on jouait moins. Ou alors on jouait sans le savoir, et personne ne nous l’avait dit.

    Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est une façon d’apprendre qui donne envie. Qui rend les enfants acteurs. Qui utilise le rire comme outil pédagogique. Et ça, je ne suis pas sûre que ça existait dans ma classe de CM2 à moi.

    (Et je précise, parce que je vous connais : non, je ne suis pas en train de dire que l’Éducation Nationale en 2026 est parfaite. Très loin de là même d’après mon opinion personnelle. Mais aujourd’hui, dans cette salle, j’ai vu ce qu’elle peut être quand les bonnes personnes sont au bon endroit.)

    Et quelque part là, dans le fond de la classe…

    Il y a eu un moment, vers la fin de l’heure, où j’ai arrêté d’observer et j’ai juste… été là.

    Les voix des enfants qui débattaient à mi-voix sur une faute d’accord. Maîtresse qui parle avec passion d’une œuvre d’art. L’odeur un peu particulière des salles de classe, ce mélange de crayon et de cahier chaud. La lumière de l’après-midi qui tombait un peu de travers sur les tables.

    Et j’ai réalisé que quelque chose en moi reconnaissait tout ça. Pas de la nostalgie exactement. Plutôt une familiarité douce. Comme retrouver un livre qu’on avait oublié sur une étagère et se souvenir qu’on l’avait aimé.

    L’école me manque un peu, je crois.

    Là, j’ai dit un truc bizarre sur internet. Continuez à défiler, je vais bien. 😂

    En tout cas.

    Merci à cette Maîtresse que je ne nommerai pas par discrétion mais qui se reconnaîtra peut-être si elle lit ça un jour. 😘

    Merci au rectorat pour cette idée qui valait le déplacement.

    Et merci à mon fils, qui m’a regardée sortir de sa classe avec un sourire mi-fier mi-gêné, comme tous les CM2 du monde face à leur Maman dans un cercle où elles ne sont généralement pas.

    C’était une belle journée.

    Et si un jour on me redemande de retourner à l’école… je prends mon cartable sans la moindre hésitation.

    Sandrine, une écolière à jamais

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