A l’aube d’un livre plus léger.

A l’aube d’un livre plus léger.

Ce matin, la neige est venue se poser chez moi.
Pas une couverture blanche… juste quelques flocons, délicats, perdus sur les feuilles encore vertes du jardin.

Une neige timide.
Une neige qui n’impose rien.

Et pourtant, elle a déposé quelque chose d’autre que du froid :
une paix discrète, presque ancienne.

En la regardant scintiller sur le vert, j’ai repensé à ces Noëls blancs du début du siècle, ceux des romans de campagne où la nature avançait doucement, où le monde prenait le temps de se taire, où chaque maison semblait isolée comme une petite île de chaleur.

Cette neige-là, trois flocons à peine, m’a donné le même sentiment :
celui d’un passage.

On dit que nous sommes en année 9, l’année qui clôt les cycles.
Peut-être est-ce vrai.

Ce matin, j’ai eu l’impression qu’une page lourde se fermait doucement…
et qu’un livre plus léger attendait juste derrière.

Et peut-être que toi aussi, en voyant ces quelques flocons posés sur le vert, tu sentiras cette invitation-là :
celle d’ouvrir un espace calme, d’accueillir la simplicité,
et de laisser ton propre hiver t’apporter de la paix. Sans bruit, sans effort, juste comme ça.

Sandrine, Veilleuse des saisons anciennes

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