Cette semaine, un sujet a fait lever les sourcils dans pas mal de salons de VDI : la liquidation PartyLite en France. Je t’explique simplement ce qui s’est passé et ce que tu peux en retenir pour ton activité.
Au programme aussi : la suite du feuilleton sur le consentement et le démarchage téléphonique, un clin d’œil au monde du traitement de l’eau, le budget 2027 et les dates à glisser dans ton agenda.
Liquidation PartyLite : un groupe en difficulté dans plusieurs pays européens
PartyLite, spécialiste de la bougie parfumée vendue en réunion, est placée en liquidation judiciaire en France. Une liquidation judiciaire, c’est la procédure qui met fin à l’activité d’une entreprise qui ne peut plus payer ses dettes.
PartyLite n’était plus adhérente de la FVD.
Comment on en est arrivé là ? Le groupe américain Luminex Home Decor & Fragrance Holding Corporation s’est retiré du marché européen. La société mère suisse est devenue insolvable, puis les filiales nationales ont suivi, façon dominos.
Ailleurs en Europe, c’est la même histoire :
• En Allemagne, une procédure d’insolvabilité provisoire a été ouverte le 25 août 2026. L’entreprise comptait 4 399 conseillers actifs en février 2026.
• En Autriche, le tribunal de commerce de Vienne a ouvert la faillite le 24 septembre 2026, avec environ 703 000 euros de passif, l’arrêt des approvisionnements ayant rendu l’activité impossible.
• Le site français de la marque affiche une suspension de ses ventes.
Ce que tu peux faire : rassemble tes relevés de commissions, tes bons de commande et tes échanges avec ta marque. Si tu es directement concernée, rapproche-toi d’un professionnel du droit pour savoir comment faire valoir tes droits. Et pose-toi une question toute simple : si ma marque s’arrêtait demain, qu’est-ce qui me reste ?
Source : FVD, revue de presse sectorielle de la newsletter (qui s’appuie sur PartyLite GmbH enters preliminary insolvency proceedings in Germany, Kerzenhändler PartyLite hat 703.000 Euro Schulden, et partylite.fr consulté le 2 octobre 2026).
Suite de : démarchage téléphonique, la preuve du consentement devient le point de contrôle
On continue de suivre le dossier du démarchage téléphonique, et le débat se déplace : il ne s’agit plus seulement d’avoir le consentement, mais de pouvoir le prouver. La CNIL, l’autorité qui veille sur les données personnelles, mène une concertation pour publier d’ici la fin de l’année une recommandation sur la preuve du consentement en marketing (mail, SMS, téléphone). Le 17 septembre 2026, elle a clôturé l’injonction contre Solocal Marketing Services, sanctionnée de 900 000 euros pour avoir prospecté sans consentement valable à partir de fichiers achetés à des courtiers en données. La décision rappelle que des clauses de contrat ne suffisent pas : l’entreprise qui exploite un fichier reste responsable de la façon dont le consentement a été recueilli.
Ce que tu peux faire : si tu utilises un fichier venant d’un tiers, demande la copie du formulaire de collecte et l’historique de consentement avant toute campagne. Deux consentements se cumulent, celui du démarchage téléphonique (code de la consommation, depuis le 11 août 2026) et celui du RGPD.
Sources : FVD, rubrique affaires publiques ; CNIL, concertation sur la preuve du consentement en marketing ; CNIL, sanction de 900 000 euros à l’encontre de Solocal Marketing Services.
Traitement de l’eau : la FVD au congrès de l’UAE
Le 2 octobre à Paris, Frédéric Billon, Délégué Général de la FVD, est intervenu au congrès annuel de l’UAE, l’Union française des professionnels du traitement de l’eau. Beaucoup de ses adhérents vendent au domicile des consommateurs : ils vivent donc les mêmes règles que toi. Consentement préalable au démarchage téléphonique, information précontractuelle (ce que tu dois dire au client avant qu’il signe), délai de rétractation et encadrement des allégations, y compris environnementales (ce que tu affirmes sur un produit). Ce rendez-vous a aussi rappelé le partenariat historique entre la FVD et l’UAE.
Ce que tu peux faire : relis tes arguments de vente et vérifie que tu peux justifier chaque promesse faite sur un produit.
Source : FVD, rubrique « La vie de la Fédération ».
Budget 2027 : rien pour le statut VDI à ce stade
Le projet de loi de finances (le budget de l’État) et celui de financement de la sécurité sociale ont été présentés en Conseil des ministres le 1er octobre 2026. L’essentiel concerne les employeurs. Selon la FVD, aucune mesure spécifique au statut VDI ni aux seuils de la micro-entreprise n’apparaît à ce stade. Les textes vont être amendés en octobre : la FVD suivra le débat et signalera tout amendement qui toucherait la vente directe.
Source : FVD, veille réglementaire et législative.
Agenda : les dates à noter
• 13 et 14 octobre : certifications professionnelles à la FVD, Paris (puis 27 et 28 octobre chez Guy Demarle, Lille).
• 19 au 21 octobre : 18e Congrès mondial de la WFDSA, à Incheon (Corée du Sud).
• 3 mars 2027 : Journée des entreprises de la vente à domicile et de l’amélioration de l’habitat, à L’Olivia, Paris 12e.
• 9 et 10 juin 2027 : Congrès de la Vente Directe, Paris.
Source : FVD, agenda et événements à venir.
Retiens l’essentiel : garde tes justificatifs, sache prouver tes consentements, et ne mets pas tous tes œufs dans le même panier de marque.
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